Présentation

À la fin de l’été 2020, plusieurs députés ont été alertés de la situation dramatique des entreprises spécialisées dans l’événementiel, étranglées par une quasi-absence d’activité depuis l’éclatement de la crise sanitaire et la faiblesse relative des aides auxquelles elles pouvaient prétendre quand elles n’étaient pas directement fermées. Mais la crise sanitaire a perduré, affectant tout particulièrement les activités fondées sur les rassemblements, les rencontres, l’accueil et la convivialité. Aussi, près d’un an après, la commission des affaires économiques a chargé une mission d’information d’étudier l’étendue des répercussions de cette crise sur la chaîne de valeur de l’événementiel, ainsi que les réponses que l’État leur a apportées ou celles qu’il conviendrait de mettre en place.

Pour mener ce travail, les rapporteurs ne se sont attachés qu’aux secteurs des évènements professionnels et des grands évènements privés que sont les mariages, écartant les filières sportives et culturelles, qui ont bénéficié d’un traitement propre par leurs ministères de rattachement. Les rapporteurs ont tenu en revanche à entendre les représentants des différents métiers de l’écosystème événementiel, les agences, les gestionnaires des sites réceptifs, les standistes, les traiteurs, les extras, les prestataires de l'audiovisuel scénique, etc. Après avoir auditionné près d’une cinquantaine d’entreprises, syndicats, organisations, acteurs publics et experts, ainsi que le ministre délégué chargé des PME, ils sont arrivés à un double constat paradoxal : cette crise a brutalement et durablement frappé la filière événementielle, la laissant presque exsangue, mais elle a révélé, en creux, toute l’importance que ce secteur a pris dans l’économie.

Ce rapport s’articule en deux parties :

  • la première est consacrée aux constats de la mission d’information s’agissant des impacts de la crise sur la filière, de sa fragilité aujourd’hui et de l’ampleur des aides mobilisées ;
  • la seconde partie étudie les défis à relever à court et moyen terme et les réponses qui pourraient être apportées afin qu’elle retrouve toute sa vitalité.
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Sommaire

INTRODUCTION
RÉCAPITULATIF DES PROPOSITIONS

I. LES CONSTATS

A. UNE FILIÈRE DOUBLEMENT PÉNALISÉE
1. Un des secteurs économiques les plus sinistrés
a. Des acteurs particulièrement touchés par les fermetures et mesures préventives
b. Une quasi-absence d’activité pendant plus d’un an

2. Des activités événementielles mal identifiées par l’État les premiers mois
a. Les omissions des listes S1 et S1 bis ; l’inadaptation des codes APE/NAF
b. D’où un accès tardif aux aides nationales renforcées
c. Même si la réactivité de l’État a été largement saluée


B. DES ACTEURS DÉTERMINÉS À SURVIVRE
1. Une forte volonté d’adaptation mais qui ne peut suffire
2. Des aides publiques vitales et substantielles
3. Mais non exemptes de critiques
a. Entre difficultés pratiques
b. Disparités territoriales
c. Et limites structurelles


C. UN SECTEUR INÉGALEMENT CONFIANT DANS SON AVENIR
1. La confirmation du besoin de se rencontrer
2. Des projections d’experts plutôt optimistes, mais à moyen terme
3. Une concurrence internationale qui s’est renforcée à l’occasion de la crise
4. Et des activités événementielles appelées à évoluer

D. UNE SITUATION IMMÉDIATE TOUJOURS DIFFICILE ET FRAGILE
1. Un second semestre 2021 plombé par l’incertitude
a. Des exigences sanitaires qui continuent de peser sur la fréquentation
b. Des blocages publics encore forts, notamment en outre-mer
c. Les réticences persistantes des clients

d. Les difficultés à trouver les ressources externes pour répondre à la reprise
2. Des prises de risque accentuées par les décalages temporels inhérents à leurs activités
3. Le choc de la cinquième vague sur un secteur fragilisé
a. Des entreprises affaiblies
b. De nouvelles annulations en masse

II. RÉPONDRE AUX DIFFICULTÉS ACTUELLES, ANTICIPER DE NOUVELLES CRISES

A. UNE RÉVÉLATION : LA NÉCESSITÉ DE STRUCTURER ET PORTER LA VOIX DE LA FILIÈRE
1. Organiser la représentation de la filière
2. Identifier l’interlocuteur compétent
a. Au niveau national
b. Et sur le terrain


B. LE BESOIN DE RECONNAÎTRE ET DE MIEUX ÉVALUER, LE POIDS ÉCONOMIQUE DU SECTEUR
1. Un secteur économique important pour notre pays
a. Pour le poids humain et économique qu’il représente
b. Pour le dynamisme des entreprises nationales
c. Pour l’attractivité de la France
d. Et la vitalité des territoires

2. À mieux suivre dans sa diversité et sa spécificité

C. LA NÉCESSITÉ DE NE PAS ENTRAVER LA REPRISE LE MOMENT VENU
1. La revendication d’un cadre sanitaire stable permettant de continuer à travailler malgré la pandémie
2. L’enjeu de la soutenabilité du remboursement des PGE et des reports de charges
3. Éviter d’avoir à choisir entre garder des personnels en sous-activité et les licencier

D. LE BESOIN D’UN ACCOMPAGNEMENT, À LA HAUTEUR DES ENJEUX, JUSQU’À LA STABILISATION DE LA SITUATION
1. Répondre aux nouvelles restrictions des activités
2. Au-delà, le besoin d’un soutien complémentaire pour tenir et remonter
a. Une suspension des aides trop rapide pour un secteur aux rigidités structurelles importantes
b. Une demande d’aides à la reprise
c. Des concurrents européens massivement soutenus par leurs États
d. Pour le plus long terme


E. LES DÉFIS DES RESSOURCES HUMAINES
1. Retrouver du personnel motivé et qualifié
2. Et le fidéliser

CONCLUSION

EXAMEN EN COMMISSION
ANNEXE 1 : LISTE DES CODES APE DU SECTEUR DE L’ÉVÉNEMENTIEL
ANNEXE 2 : PRÉSENTATION DES AIDES ACCORDÉES AU SECTEUR ÉVÉNEMENTIEL EN ALLEMAGNE ET EN ITALIE
LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES

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Fiche technique

Type de document : Rapport parlementaire

Pagination : 95 pages

Édité par : Assemblée nationale

Collection : Documents d'information de l'Assemblée nationale

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