Difficultés et avenir des réserves naturelles nationales de l'Amana et de Kaw-Roura en Guyane

Auteur(s) moral(aux) : Conseil général de l'Environnement et du Développement durable

Pour lire les formats PDF et ePub vous avez besoin d’un lecteur adapté.

Présentation

La mission a été demandée au conseil général de l'environnement durable afin d'identifier les causes des dysfonctionnements des réserves naturelles nationales de Kaw-Roura et de l'Amana en Guyane (notamment les départs en cascade de personnels de ces deux réserves désormais très fragilisées) et de faire des propositions pour les dépasser.

Ce rapport dresse le bilan des dysfonctionnements de la gestion de ces deux réserves. Puis, elle recommande qu'une clarification intervienne rapidement afin qu'une confiance puisse se réinstaurer entre l'État et le ou les gestionnaires des réserves. La mission fait une série de propositions pour que le cahier des charges permette, dans le cadre de la législation existante, d'être plus innovant (gouvernance, intégration dans un projet de territoire, stratégie de développement touristique) et qu'il incite à une solution de cogestion permettant de mixer les compétences. Elle fait également deux recommandations visant à renforcer de potentiels gestionnaires. À plus long terme, elle recommande qu'une évolution législative soit envisagée de façon à intégrer au code de l'environnement des dispositions spécifiques pour les réserves naturelles de Guyane et que les décrets de création soient mis en conformité avec ces nouvelles dispositions. Enfin, elle recommande que l'État garde un rôle de garant du haut niveau de protection de ces espaces et que l'ambition de protection soit clairement réaffirmée.

Revenir à la navigation

Sommaire

Résumé
Introduction

1. Des réserves qui connaissent des problèmes récurrents depuis leur création en 1998

1.1. Les deux réserves tiennent une place particulière dans le réseau des espaces protégés, tant à l’échelle guyanaise qu’aux niveaux national et international
1.2. Une inspection (2006) et un audit (2010) ont pointé de nombreuses faiblesses

1.2.1. 2006 – Un rapport sévère de l’inspection générale de l’environnement
1.2.2. 2010 - Un audit qui fait état de la persistance de nombreux problèmes
1.3. En 2019, le manque d’acceptation locale et l’instabilité des personnels restent des éléments de déstabilisation majeurs
1.3.1. Des incompréhensions de départ, toujours prégnantes dans la mémoire collective et un sentiment ambivalent par rapport à la police de l’environnement
1.3.2. Des difficultés, inhérentes au statut de réserve naturelle nationale, qui tendent à se renforcer
1.3.3. Le renouvellement rapide des personnels nuit à l’accomplissement des missions et à l’établissement de relations de confiance avec les habitants et opérateurs
1.4. Le positionnement du parc naturel régional de Guyane et son organisation interne n’ont pas permis, à ce jour, les progrès espérés
1.4.1. Un gestionnaire en théorie idéal pour une meilleure intégration territoriale qui déçoit
1.4.2. La prise en gestion des réserves brouille l’image du PNRG et la compréhension de son rôle
1.4.3. Le PNRG est mal à l’aise avec les contraintes de gestion spécifiques d’un coeur de métier qui n’est pas le sien
1.4.4. Le PNRG est mal à l’aise avec les missions de base d’une réserve naturelle nationale et avec sa gouvernance
1.4.5. Le PNRG ne peut rester gestionnaire sans une série de clarifications

2. Des propositions pour bâtir un avenir apaisé et positif pour les deux réserves

2.1. Réaffirmer d’abord une ambition de protection en accord avec la politique nationale des aires protégées et les engagements internationaux de la France
2.2. Dans un premier temps expérimenter une gestion novatrice dans le cadre réglementaire existant
2.2.1. Procéder dès que possible à un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour la gestion de chacune des deux réserves
2.2.2. Demander dans le cahier des charges des propositions relatives à la gouvernance locale, à l’insertion dans un projet de territoire et à la place du tourisme
2.2.3. Prévoir un financement additionnel exceptionnel pour des projets de développement
2.3. L’importance de pousser à une mise en synergie des compétences pour améliorer la gestion
2.3.1. L’exemple intéressant des réserves catalanes
2.3.2. Des initiatives positives existent en Guyane et méritent d’être encouragées0
2.3.3. Office français de la biodiversité et agence régionale pour la biodiversité de Guyane, deux acteurs nouveaux dont il faudra tenir compte à l’avenir
2.4. À terme, viser une véritable refondation des réserves
2.4.1. Envisager une évolution législative suivie d’une mise en conformité des décrets de création des réserves naturelles nationales
2.4.2. Conserver à l’État le rôle de garant du haut niveau de protection des réserves, avec trois scénarios possibles


Conclusion
Annexes

Revenir à la navigation

Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 74 pages

Édité par : Ministère de la transition écologique et solidaire

Collection :

Revenir à la navigation