La sécurité sociale, principal financeur des dépenses de santé

La Sécurité sociale est, avec 79,8% en 2020 (Drees, Les dépenses de santé en 2020. Résultats des comptes de la santé. Édition 2021), le principal financeur de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM). En 2020, elle a ainsi pris en charge :

  • 92,8% des dépenses hospitalières ;
  • 69,2% des soins de ville ;
  • 92,9% des transports sanitaires ;
  • 73,6% des dépenses de médicaments.

Au sein de ces postes de dépenses, si le rôle de la Sécurité sociale est majeur, il n’est cependant pas homogène. La Sécurité sociale concentre son intervention en faveur du "gros risque", c’est-à-dire des risques santé qui ont le plus de conséquences sur les revenus des assurés, soit parce que leurs pathologies nécessitent des soins de longue durée et/ou coûteux, soit parce qu’elles mobilisent un plateau technique conséquent, tant en termes de matériels, de techniques que de personnels. C’est particulièrement le cas pour les dépenses réalisées dans les hôpitaux.

A contrario, les dépenses dites de "confort" (autres biens médicaux : optiques, orthèses, dentaires) ont vu un désengagement de l’Assurance maladie, compensé en partie par le remboursement des complémentaires santé et par un reste à charge plus ou moins élevé pour les individus. Cependant, les pouvoirs publics tentent d’enrayer cette tendance par le biais du 100% santé", qui consiste en un meilleur encadrement à la fois des tarifs de ces dispositifs ainsi que de leur qualité.

Après avoir diminué de 2006 à 2011, en raison de la mise en place de mesures d’économies, comme l’instauration de franchises sur les médicaments ou la hausse du forfait journalier, la part de la Sécurité sociale dans le financement de la CSBM est repartie à la hausse à partir de 2013.