Comment l’administration pénitentiaire peut-elle aider à la réinsertion des personnes condamnées ?

L’exigence de réinsertion, et, à travers elle, la prévention de la récidive, sont au cœur des missions confiées à l’administration pénitentiaire. Elle dispose pour ce faire de moyens certes limités mais relativement diversifiés.

Elle favorise tout d’abord le travail et la formation professionnelle rémunérée, afin de ne pas faire coïncider l’incarcération avec une période d’inactivité. En 2016-2017, environ 29 % des détenus avaient exercé une activité professionnelle en détention et quelque 12 000 d’entre eux avaient bénéficié d’une formation professionnelle. Des conseillers Pôle emploi interviennent également en détention pour rendre moins difficile l'insertion professionnelle à la libération.

L’administration pénitentiaire met également en place, avec le concours de l’Éducation nationale, des actions d’alphabétisation et de formation générale. En 2017, environ 500 enseignants à temps plein exerçaient leur activité en détention. 82 % des détenus mineurs et 24 % des détenus majeurs avaient suivi une formation scolaire et près de 3 400 avait obtenu un diplôme de l'Éducation nationale.

Elle tente également de favoriser le maintien des liens familiaux, la France rattrapant progressivement un important retard dans ce domaine. Outre 100 parloirs familiaux répartis dans 27 établissements, 146 unités de vie familiale, réparties dans 45 établissements, permettent l’accueil par un détenu de sa famille pour une durée allant jusqu'à trois jours.

Enfin, l’administration pénitentiaire développe de multiples partenariats afin, par exemple, de favoriser des actions de prévention sur le thème de la santé ou bien de permettre un accès minimal à la culture (bibliothèque, concerts).