Divorces et remises en couple en hausse chez les 50 ans et plus

Divorces, ruptures d’union puis remises en couple sont devenus beaucoup plus fréquents depuis un demi-siècle. Qu’en est-il pour les personnes de 50 ans et plus ? Une étude publiée par l’Institut national d'études démographiques (Ined) revient sur les différences de parcours conjugal entre générations et entre femmes et hommes.

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Un couple âgé assis sur un banc, et se tenant à distance, contemple le lac de Côme, en Italie.
La part des seniors dans le nombre total de divorces a nettement augmenté entre 1996 et 2016 et cette hausse du nombre de séparations passé 50 ans se confirme à chaque tranche d’âge. © johnkruger1 - stock.adobe.com

À l'âge de 50 ans, 57% des femmes et des hommes nés en 1965 étaient mariés. Au même âge, le mariage concernait 75% des femmes et 79% des hommes nés en 1945.

L’étude sur les ruptures et les remises en couple chez les 50 ans et plus a été publiée par l’Ined (Institut national d'études démographiques) en février 2021.

Cette étude explore les parcours individuels et conjugaux des cinquantenaires et plus. La propension au divorce des seniors et la hausse des remises en couple se différencient nettement entre les populations nées avant et après la deuxième guerre mondiale.

 

L'évolution des trajectoires conjugales

Les Français nés entre 1945 et 1965 au moment du "baby-boom" ont connu des parcours conjugaux différents des générations précédentes. Il y a 20 ans, la majorité des personnes de 50 ans n’avait connu qu’une seule union : marié au sein d‘un couple avec enfants. Les personnes qui ont atteint la cinquantaine au XXIe siècle se sont plus souvent séparées et remises en couple.

La part des seniors dans le nombre total de divorces a nettement augmenté entre 1996 et 2016 et cette hausse du nombre de séparations passé 50 ans se confirme à chaque tranche d’âge. Cette tendance va néanmoins à l’encontre de la baisse des divorces observée dans la population générale depuis les années 2000.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance, notamment la taille des générations plus nombreuses des "babyboomers" mais aussi une moindre désapprobation sociale vis-à-vis des séparations.

Des différences femmes-hommes

À tous les âges, après 50 ans, les hommes ont plus de chance de reformer une union que les femmes. Ils ont un quart de chance de plus à 50 ans et jusqu’à quatre fois plus de chances à 86 ans.

Au-delà des intentions de chacun, on constate un déséquilibre marqué entre le nombre d’hommes et le nombre de femmes sans partenaire au-delà de 50 ans. Avec l’avancée en âge, le "marché des unions" favorise les hommes, ainsi compte-t-on, à 75 ans, trois femmes sans partenaire pour un homme.

De plus, parmi les seniors, les hommes se déclarent plus enclins à reformer un couple. Cette asymétrie est accentuée par une différence d'âge entre les deux partenaires à l’avantage des hommes. Enfin, à âge égal, les personnes veuves ou n’ayant jamais vécu une relation corésidente ont moins tendance à créer une union après 50 ans.