Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur le Qatar, à l'Assemblée nationale le 2 mars 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

Texte intégral

Merci beaucoup, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Député,

C'est la même émotion qui nous a saisis, naturellement, une émotion légitime, collective, et face à cela, nous avons un devoir d'action.

Non pas, d'ailleurs, que nous n'ayons pas agi, parce que depuis 2010, la voix non seulement de la France, mais de l'Union européenne, d'un certain nombre de partenaires, elle a été claire, elle a été forte. Nous avons obtenu que le Bureau international du travail puisse enfin ouvrir un bureau à Doha. Nous avons obtenu, arraché, un certain nombre de réformes en matière de droit du travail, la suppression de cette kafala qui faisait qu'il y avait un rapport contraignant, asservissant entre l'employeur et l'employé.

Donc, il y a effectivement eu des progrès depuis 2010, mais des efforts sont encore attendus, très clairement. Et de ce point de vue-là, je crois que la représentation nationale, justement, s'est honorée à travers le travail, qui a été conduit ces dernières semaines, parce que, dans le fameux projet de loi relatif au développement et à la solidarité internationale pour lutter contre les inégalités mondiales, vous avez contribué à enrichir le texte, à faire en sorte que dans le CPG - qui est le document cadre - vous réaffirmiez, je l'ai sous les yeux, que la France s'engage contre le travail forcé, contre la traite des êtres humains. Et donc, c'est tout à l'honneur de cette assemblée d'avoir complété, enrichi ce projet de loi.

Je veux saluer l'action menée sous la houlette du président Bourlanges, du rapporteur Berville, la vôtre, Monsieur le Député, et parce que c'était une oeuvre collective, justement, je veux rappeler que la France aussi s'honore à l'international de porter ce devoir de vigilance qui est venu de ses bancs, avec la proposition de loi de Dominique Potier. Et donc, je l'associe également à cette oeuvre collective. Et donc, nous allons continuer sur cette base-là à promouvoir les droits humains, à lutter contre le travail forcé, et faire en sorte que partout, de par le monde, parce qu'il y a de nombreux endroits dans lesquels, encore, il y a des progrès à faire, les progrès puissent être faits.

Je vous remercie.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 mars 2021

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