Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur le Cameroun, à l'Assemblée nationale le 2 mars 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

Texte intégral

Merci beaucoup, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Député,

Pensez-vous vraiment qu'il faille dresser votre réquisitoire contre la France ? La France, c'est ce pays qui, justement, finance, par exemple, un certain nombre de programmes d'appui aux défenseurs des droits humains. Avec la FIDH, avec RSF ; la France, c'est ce gouvernement qui justement, met en place, cette année, un fonds dédié à la protection des défenseurs de la démocratie en danger.

Alors, vous le voyez, ce n'est pas contre la France qu'il faut dresser votre réquisitoire, parce que la France, c'est aussi ce pays qui consacre un tiers des programmes locaux de ses ambassades pour venir en soutien, en appui, aux ONG locales, aux défenseurs des droits. Et donc, nous n'avons pas à rougir de cela !

Monsieur le Député, la France, c'est ce pays qui intègre à nouveau le Conseil des droits de l'Homme depuis le 20 février dernier, justement, Jean-Yves Le Drian y siège, pour représenter la France et pour porter une voix forte. Une voix qui, naturellement, défend les droits de l'Homme, parce que nous sommes cette patrie et parce que notre histoire nous oblige.

Alors, Monsieur le Député, vous imaginez bien que toutes les autorités de ce pays ne ménagent pas leur peine pour pouvoir, justement, convaincre, s'employer à convaincre un certain nombre de dirigeants dans le monde, pour faire en sorte que les espaces de droit, l'Etat de droit, puissent être respectés.

Vous prenez le cas du Cameroun. Je connais parfaitement. Jean-Yves Le Drian aussi, le Président de la République aussi, chacun d'entre nous porte ce message, très régulièrement, auprès du Président Biya. D'ailleurs, la régionalisation est en cours. Des pouvoirs accrus pour les régions notamment concernées sont en cours.

Et donc, la France ne renoncera jamais à cet héritage. Monsieur le Député, vous laissez accroire que vous auriez les mains pures. Mais vous n'avez pas de mains. Alors qu'ici, cette représentation nationale, peut-être, dans quelques instants, va voter cette loi pour le développement qui affirme le respect des droits humains que nous allons porter haut et fort.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 mars 2021

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