Interview de M. Gabriel Attal, secrétaire d'État, porte-parole du gouvernement, à France Inter le 26 février 2021, sur la mise en œuvre d'un confinement territorialisé face au Covid-19 et le maintien de l'ouverture des écoles.

Intervenant(s) :

  • Gabriel Attal - Secrétaire d'État, porte-parole du gouvernement

Prononcé le

Texte intégral

NICOLAS DEMORAND
L'invité du "Grand entretien" ce matin est le porte-parole du gouvernement, vous êtes nombreux au standard et sur l'application déjà, vos questions au 01 45 24 7000, vous aurez la parole dans une bonne dizaine de minutes. Gabriel ATTAL, bonjour.

GABRIEL ATTAL
Bonjour.

NICOLAS DEMORAND
Hier soir le Premier ministre, en conférence de presse, a donc annoncé que face à la flambée de l'épidémie du Covid, 20 départements, et non plus 10, étaient désormais sous surveillance renforcée, et même maximale, si la situation continue de se dégrader des mesures de type Nice et Dunkerque pourraient être prises et démarrées le 6 mars avec donc, peut-être, un confinement le week-end. Gabriel ATTAL, c'est important que nous comprenions, que veut dire pour nous, surveillance renforcée, qu'est-ce que ça modifie au quotidien pour ceux qui vivent dans un de ces 20 départements ?

GABRIEL ATTAL
Ces 20 départements ce sont des départements où on observe une dynamique du virus qui est plus importante qu'ailleurs, avec un taux d'incidence, comme on dit, qui est plus important qu'ailleurs, une croissance qui va plus vite que sur le reste du territoire, une part de variants qui est importante, et un niveau de pression sur l'hôpital qui est élevé, et donc ce sont des départements dans lesquels, si la situation continue sur cette dynamique-là, il faudra probablement prendre des mesures pour freiner, ralentir, encore, la circulation du virus.

NICOLAS DEMORAND
Le profil des courbes ne va pas se retourner en quelques jours, ça on l'a appris, les épidémies ont une dynamique, alors imaginons que vous veniez vendredi prochain à ce micro et qu'on se retrouve avec les mêmes indicateurs, il se passera quoi à ce moment-là, vous nous direz quoi, on ferme le week-end, on reconfine, ce sera quoi ?

GABRIEL ATTAL
C'est précisément pour ça qu'on se donne quelques jours, c'est pour construire ces réponses, avec les élus locaux. Vous savez, il est arrivé, depuis le début de cette épidémie, qu'on ait à prendre des mesures très vite, et parfois des mesures locales, depuis Paris, sans concertation, ça nous a été reproché, et moi j'ai entendu ces reproches, j'entends ces reproches. Quand on prend des mesures localisées, qui concernent un territoire, c'est important de les prendre en lien avec les élus locaux, mais aussi parce que les élus connaissent leur territoire et savent quelles sont les mesures qui sont les plus adaptées aux mouvements de population et à la manière dont les gens vivent sur ces territoires. Donc, pendant les prochains jours, on va échanger avec les préfets, les agences régionales de santé, les élus locaux, pour définir des réponses qui sont adaptées à la circulation du virus dans chacun de ces territoires et qui sont adaptées à la réalité de ces territoires.

NICOLAS DEMORAND
Mais donc les scénarios Dunkerque, Nice, pour ces 20 départements, ce scénario-là, pardon, est acquis ?

GABRIEL ATTAL
C'est la base de travail, puisque ce sont des mesures qui ont été prises dans ces territoires, dans les Alpes-Maritimes et puis à Dunkerque, mais il peut y avoir des mesures différentes selon les territoires, c'est vraiment ce qui va être discuté dans les prochains jours.

NICOLAS DEMORAND
Les médecins doutent, Gabriel ATTAL, en tout cas certains d'entre eux, de votre stratégie, ou ne la comprennent pas, Rémi SALOMON, président de la commission médicale de l'AP-HP, disait hier matin que le confinement du week-end modèle Nice ou Dunkerque n'est pas suffisant, le virus se propage aussi dans la semaine dit-il, il faut vraiment diminuer les interactions 7 jours sur 7, il faut éviter le plus possible que les gens se rencontrent en dehors du cercle familial, fin de citation. d'autres disent qu'ils ne comprennent rien, qu'on va dans le mur. Vous entendez la critique et la crainte des scientifiques, que leur répondez-vous à ces médecins ?

GABRIEL ATTAL
Evidemment que je l'entends. d'abord j'entends les inquiétudes, les craintes des Français, et puis même la lassitude, ça fait un an plus, d'un an que maintenant on vit avec ce virus, c'est une situation qui est très difficile, et les Français ont l'impression de ne pas en voir le bout, et moi précisément j'essaye d'être optimiste, et on y reviendra peut-être, on a une lumière au bout du tunnel avec la vaccination, notamment, les traitements qui peuvent nous permettre d'espérer. Et j'entends aussi la lassitude des soignants, et Monsieur le professeur SALOMON est à l'AP-HP…

NICOLAS DEMORAND
AP-HP à la Salpêtrière.

GABRIEL ATTAL
Il y a un niveau de pression sur l'hôpital qui est très fort, les hospitaliers ils n'ont pas connu le creux des vagues, comme nous avons pu les connaître, il y a toujours eu un niveau qui est resté fort à l'hôpital, et aujourd'hui ils font face à une vague importante à l'hôpital, et c'est aussi pour eux on doit se mobiliser.

NICOLAS DEMORAND
On ne perd pas une semaine, Gabriel ATTAL, là ?

GABRIEL ATTAL
Je ne crois pas.

NICOLAS DEMORAND
Pourquoi ?

GABRIEL ATTAL
Vous savez, on prend toujours les mesures qu'on estime nécessaires au moment où elles sont nécessaires, et quand je dis ça, je dis que le confinement, que des mesures de restrictions, on ne peut pas considérer qu'elles n'ont pas d'impact, et donc quand on les prend il faut être certain qu'on n'a pas d'autre choix que les prendre, mais il faut les prendre au bon moment, vous avez raison. vous savez, on a pris des mesures en anticipation, depuis le 15 décembre et le deuxième déconfinement, il y a un couvre-feu en France, qui pèse, je le sais, beaucoup, sur la vie des gens, ce couvre-feu il a été avancé, dès le début du mois de janvier, à 18h dans un certain nombre de départements, à l'époque on ne parlait pas du tout d'explosion de l'épidémie, on était encore sur ce plateau, on y est toujours d'ailleurs, même si….

NICOLAS DEMORAND
Mais les spécialistes disent que l'effet du couvre-feu s'amenuise au fur et à mesure que les variants se déploient, donc je vous repose la question, est-ce que vous ne perdez pas de temps ?

GABRIEL ATTAL
Non, encore une fois, si on considérait qu'il fallait prendre des mesures immédiatement, évidemment qu'on les prendrait immédiatement, et l'important, encore une fois, c'est que ces mesures elles soient adaptées à la réalité de chaque territoire et on va les construire avec les élus. vous savez, il y a encore quelques semaines, on a pris des mesures, par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure sur le fait qu'il fallait réduire les interactions, y compris en semaine, si on a renforcé très fortement le télétravail, dans les administrations publiques, mais aussi dans les entreprises, en échangeant avec les partenaires sociaux, c'est pour réduire ces interactions. Si on a fermé un certain nombre de centres commerciaux, très grands, qui entraînent du brassage important entre populations, c'est aussi pour réduire ces interactions.

NICOLAS DEMORAND
Et puis hier soir, Gabriel ATTAL, la Mairie de Paris a fait savoir qu'elle proposait le confinement de la capitale, dans la nuit, de la petite et de la grande couronne, pour trois semaines, elle dit s'appuyer sur le consensus scientifique, vous étiez au courant de cette initiative ou vous l'avez-vous apprise comme nous ?

GABRIEL ATTAL
Moi, pour ma part, je l'ai apprise sur Twitter hier soir quand j'ai vu les déclarations, mais vous savez, toute proposition mérite d'être étudiée, et précisément si on est rentré dans ce cadre de discussions avec les élus, c'est pour qu'ils fassent des propositions, donc la proposition de la Mairie de Paris sera évidemment étudiée.

NICOLAS DEMORAND
Mais c'est une bonne idée confiner trois semaines pour ensuite retrouver de l'air ?

GABRIEL ATTAL
Moi, vous savez, j'entends très peu, voire aucun scientifique, qui dise qu'en trois semaines on peut terrasser le virus et tout rouvrir comme l'ont dit les adjoints d'Anne HIDALGO, moi je regarde ce qui se passe aussi à l'étranger, et dans les pays qui nous entourent. En Allemagne ils ont annoncé, à la mi-décembre, un confinement, qui était au départ annoncé pour 3, 4 semaines, ils y sont toujours, ça fait plus de 8 semaines, avec les écoles fermées, avec les commerces de proximité fermés, ça a beaucoup baissé pendant un temps, et aujourd'hui ça ne baisse plus, voire, malheureusement, ça remonte un peu ces derniers jours. Pourquoi ? Parce qu'il y a les variants qui changent la donne, qui sont beaucoup plus contagieux. Donc, moi ce que je veux dire par rapport à la proposition de la Mairie de Paris, c'est évidemment qu'elle sera étudiée, c'est pour ça qu'on fait une concertation, ce que je dis ensuite c'est que, et ça je le dis peut-être moins en tant que porte-parole du gouvernement qu'élu local, puisque je suis conseiller municipal dans une ville de la petite couronne, comme on dit, c'est qu'évidemment c'est des mesures qui doivent se prendre aussi en concertation au niveau de la région, il n'y a pas de no man's land derrière le périphérique et il y a des mouvements importants entre les territoires.

NICOLAS DEMORAND
Reconfiner l'Ile-de-France, c'est sur la table donc, c'est une hypothèse qui est sur la table ?

GABRIEL ATTAL
Toutes les propositions qui sont faites par les élus locaux, par principe, sont sur la table, puisqu'il y a une table des discussions avec les élus locaux, ce que je vous dis, c'est d'abord les mesure il faut qu'elles aient un sens au niveau territorial, et quand on réfléchit sur Paris, il faut réfléchir sur la région Ile-de-France, première chose. Deuxième chose, je pense qu'il faut être clair avec les gens, et encore une fois, il y a assez peu de scientifiques qui considèrent que, avec un confinement de 3 semaines on peut terrasser de virus et tout rouvrir, comme l'on dit les élus de la Mairie de Paris, et, encore une fois, ce n'est pas l'exemple qu'on a autour de nous où ils en sont à des confinements qui durent 8, 9 semaines, et où ça n'a pas baissé.

NICOLAS DEMORAND
Donc c'est une mauvaise idée à vous entendre ?

GABRIEL ATTAL
Je fais des observations sur la proposition qui est faite. Et la troisième chose que je dirais, c'est que nous on conserve un objectif, je ne sais pas si on arrivera à le tenir jusqu'au bout, mais en tout cas on a un objectif, c'est de laisser, autant que possible, les écoles ouvertes, et donc je comprends que désormais la Mairie de Paris appelle à fermer les écoles, ce n'est vraiment pas une décision anodine, aucune ne l'est, mais l'impact pour nos enfants, pour la psychologie de nos enfants, pour la santé aussi de nos enfants, pour le décrochage scolaire, est un impact majeur, et donc pour nous c'est quand même une décision qui doit se prendre en ultime recours, et ça fera partie des discussions.

NICOLAS DEMORAND
On va parler des écoles dans une seconde. Valérie PECRESSE dit qu'on ne va pas confiner seulement Paris, qu'il faut une décision pour toute l'Ile-de-France, vous êtes donc sur cette ligne, elle a raison ?

GABRIEL ATTAL
Moi je le dis en tant qu'élu d'Ile-de-France, je suis élu à Vanves dans les Hauts-de-Seine, et je peux vous dire qu'une grande partie des habitants de la ville où je suis élu vont à Paris tous les jours, soit pour travailler, soit pour faire des courses, et donc c'est vraiment à l'échelle de la région qu'il faut raisonner.

NICOLAS DEMORAND
Encore une question sur la stratégie territoriale, de lutte contre le Covid, peut-elle aller dans le sens inverse ? On voit qu'il y a 20 départements où l'épidémie flambe, il y a d'autres départements où la situation est normale, ou en tout cas pas critique à ce point, le LR Marc LE FUR, dans les Côtes-d'Armor, dit que l'Ouest et le Sud-ouest de la France pourraient parfaitement connaître une atténuation du couvre-feu. Cette régionalisation à l'envers elle est sur la table aussi ou pas ?

GABRIEL ATTAL
Enfin, sur le principe, quand on parle de territorialisation, évidemment que sur le principe ça semble être une idée qui doit pouvoir être poursuivie, maintenant le virus il circule quand même beaucoup partout, et il y a effectivement des territoires où le taux d'incidence est beaucoup moins élevé que dans les fameux 20 départements dont on a parlé.

NICOLAS DEMORAND
Pour eux on allège ou pas ?

GABRIEL ATTAL
Mais, ce qu'on observe dans un certain nombre de ces départements, c'est que certes le niveau du virus aujourd'hui est plus faible, mais que la dynamique, c'est-à-dire la croissance, le taux de croissance du virus, est plus élevé qu'ailleurs, c'est-à-dire ils partent de plus bas, mais ça augmente assez vite dans un certain nombre de ces territoires, donc, à ce stade…

NICOLAS DEMORAND
Pas d'allègement.

GABRIEL ATTAL
Ce qui a été décidé, c'est vraiment d'avoir cette précaution au niveau national, de renforcer là où c'est nécessaire, mais pour l'instant il n'y a pas d'allégement prévu, même si on commence à regarder évidemment pour les prochains mois, on aura une réunion la semaine prochaine autour du président de la République pour travailler à un calendrier, aussi, parce que moi j'entends que les Français aussi attendent ça de nous.

NICOLAS DEMORAND
Alors, attendre quoi sur ce calendrier, et à quelle date ?

GABRIEL ATTAL
Vous savez, on est dans une course de vitesse entre les variants et les vaccins, et il y a quand même des signaux aujourd'hui qui permettent d'être optimiste. Qu'est-ce qu'on voit ? On voit que, parce que on a vacciné un certain nombre de personnes âgées, de personnes vulnérables face au virus, on commence à voir, dans les données scientifiques, des signaux intéressants. Je vous donne deux exemples. Le nombre de foyers de contamination dans les EHPAD a baissé, parce qu'on a vacciné 80 % des résidents des EHPAD, et le taux d'incidence sur les personnes âgées, notamment les plus de 80 ans, diminue, et il est même inférieur, maintenant, à la moyenne nationale. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on commence à avoir un impact de la vaccination sur des publics, des personnes, qui sont celles qui font le plus de forme grave et qui se retrouvent, pour un certain nombre d'entre elles, en réanimation, avec des hôpitaux, du coup, qui sont saturés. Et donc, ce qu'on peut espérer, c'est que d'ici au printemps, à mesure qu'on aura vacciné un grand nombre de personnes vulnérables, et que donc on aura allégé la pression sur l'hôpital, on pourra évidemment alléger des restrictions et rouvrir un certain nombre de lieux. Je lisais une interview de Simon CAUCHEMEZ, qui est un épidémiologiste reconnu, qui disait que d'après ses estimations, grâce à la vaccination, au 1er mai le nombre d'hospitalisations sera de moitié de ce qu'il serait sans la vaccination, donc c'est aussi des signaux qui permettent d'être optimiste et de commencer à travailler à la suite.

NICOLAS DEMORAND
Un mot sur les écoles Gabriel ATTAL, il y a beaucoup de questions au standard et sur l'application à ce sujet. La plus simple, seront-elles toutes ouvertes au terme des vacances ?

GABRIEL ATTAL
Vous savez, moi je ne peux pas donner de réponse alors même qu'on travaille à une discussion avec des élus locaux. Encore une fois, on me reprocherait aujourd'hui, alors que le Premier ministre a annoncé hier une concertation avec les élus locaux, d'annoncer des choses de manière définitive sur ce qui se passera dans une semaine ou dans 10 jours.

NICOLAS DEMORAND
Donc les écoles peuvent, dans certains cas de figure, fermer, c'est ça ?

GABRIEL ATTAL
Non, mais ce que je dis, avec pour le coup certitude, et ce que je vous ai dit tout à l'heure par rapport à la proposition de la Mairie de Paris de fermer les écoles, c'est que on a comme boussole, depuis le début de cette crise, et on l'assume, et c'est même une fierté, de tout faire pour laisser les écoles ouvertes. On est un des pays en Europe, si ce n'est le pays en Europe, où les écoles sont restées le plus ouvertes depuis 1 an. Il y a des pays autour de nous, je pense à l'Italie, où des élèves sont allés à l'école trois semaines en 1 an, on ne peut pas dire que l'impact sur la circulation du virus ait été particulièrement meilleure qu'en France.

NICOLAS DEMORAND
On a dit, Gabriel ATTAL, que c'était une exception française en effet, mais je vous repose la question, il est donc possible, imaginable, dans certains cas, si oui, lequel, que des écoles ferment ?

GABRIEL ATTAL
Moi je n'exclus jamais rien par principe, Nicolas DEMORAND, j'ai appris, en tant que membre du gouvernement, depuis le début de cette crise, que quand on  excluait des choses par principe il pouvait arriver ensuite qu'elles se produisent parce que cette épidémie elle a une part d'imprévisibilité, et parce qu'on prend toujours les mesures qui sont nécessaires, mais ce que je vous dis c'est que, notre ambition, notre détermination, à tout faire pour laisser les écoles ouvertes, elle est intacte. 

NICOLAS DEMORAND
Jean Castex a annoncé 300 000 tests salivaires par semaine pour les écoliers, Jean-Michel BLANQUER avait promis entre 50 et 80 000 de ces tests dès cette semaine, or on est à peine à une dizaine d'écoles testées en France dans les académies de la zone A où les cours ont repris en début de semaine, il faut être précis. A quelle date, donc, va-t-on atteindre ces 300 000 par semaine ?

GABRIEL ATTAL
Je serai justement tout à l'heure à Lyon pour aller rencontrer des professionnels de santé qui font ces tests salivaires dans les écoles, ça a démarré là-bas, il y a des élèves qui se font tester. Moi je veux vraiment insister d'abord sur le fait que c'est un vrai progrès. Vous savez, il se trouve que j'ai un petit frère de 7 ans, le test nasopharyngé, quand on est un enfant, c'est extrêmement difficile, et donc oui c'est un progrès dans la lutte contre l'épidémie, et c'est un progrès pour les enfants d'avoir ces tests salivaires. Aujourd'hui, effectivement, notamment parce que c'est encore les vacances, on est à quelques dizaines de milliers. On espère, à la mi-mars, atteindre l'objectif de plusieurs centaines de milliers de tests salivaires. Vous savez, il a fallu s'équiper avec des nouvelles machines, puisque ce ne sont pas les mêmes plateformes PCR que pour les tests nasopharyngés qui font ces tests, donc on a équipé les laboratoires, on a travaillé avec eux, et évidemment c'est en train de monter très fortement en puissance.

NICOLAS DEMORAND
Et donc vous avez une date, mi-mars, c'est ça ?

GABRIEL ATTAL
C'est autour de la mi-mars, oui.

NICOLAS DEMORAND
Encore une question sur l'école et les enseignants. Jean-Michel BLANQUER souhaitait début janvier que les professeurs puissent être vaccinés le plus rapidement possible, au mois de mars au plus tard, si on n'arrive pas à le faire avant, ce serait bien donc le mois de mars dit le ministre de l'Education, où en est-on ?

GABRIEL ATTAL
Depuis hier les enseignants qui ont plus de 50 ans et qui ont une comorbidité, c'est-à-dire une maladie qui les rend vulnérables au virus, peuvent se faire vacciner chez leur médecin généraliste, dans quelques semaines dans les pharmacies. Encore une fois, on a une approche qui se fait par…

NICOLAS DEMORAND
Par tranches d'âge, donc pas par professions…

GABRIEL ATTAL
Par tranches d'âge.

NICOLAS DEMORAND
Y compris pour les enseignants ?

GABRIEL ATTAL
Elle se fait par tranches d'âge, à l'exception des soignants, qui sont évidemment dans les services de réanimation, au contact des malades, immédiatement concernés, moi j'entends évidemment l'attente des enseignants de se faire vacciner, comme celle de beaucoup Français, on va continuer à avancer par tranches d'âge, et par pathologie qui rend plus à risque de l'épidémie.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 1er mars 2021