Interview de M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, à RTL le 23 février 2021, sur la décision de la municipalité écologiste de Lyon d'opter pour un seul menu sans viande dans les cantines scolaires et les relations entre les distributeurs, les industriels et les agriculteurs.

Intervenant(s) :

Prononcé le

Texte intégral

BENJAMIN SPORTOUCH
Julien DENORMANDIE bonjour.

JULIEN DENORMANDIE
Bonjour.

BENJAMIN SPORTOUCH
Merci d'être avec nous ce matin. Alors une polémique, une polémique de plus et une cacophonie au sein du gouvernement, la municipalité verte de Lyon a décidé d'opter pour un seul menu végétarien dans les cantines avec des oeufs ou du poisson mais sans viande pour faciliter le service aux enfants en cette période de pandémie et jusqu'au printemps. Vous avez tout de suite de dénoncer un scandale et saisi le préfet sauf que, eh bien au gouvernement votre collègue en charge de l'écologie Barbara POMPILI ne partage pas du tout votre avis, elle parle d'un débat préhistorique, Barbara POMPILI qui est une ancienne écologiste et membre du Parti des Verts. Etes-vous du monde des cavernes, Julien DENORMANDIE ?

JULIEN DENORMANDIE
Non je ne le crois pas, mais je vais vous rassurer il y a pas de cacophonie au sein du gouvernement et je vais l'expliquer précisément. Qu'elle est quelle est la question qui est posée, c'est le comportement d'une mairie, en l'occurrence la mairie de Lyon, dirigée par des élus d'Europe Ecologie-les Verts. La mairie de Lyon a décidé et c'est ça qu'il faut comprendre d'arrêter de servir de la viande à tous les enfants tous les jours de la semaine dans les cantines, mais qui parmi ceux qui nous écoutent en tant que parents d'élève peut comprendre que, aujourd'hui dans les cantines de la République on arrête de servir de la viande tous les jours de la semaine. Évidemment moi je ne le comprends pas mais comme beaucoup beaucoup de parents d'élèves et puis je vais vous dire moi mon seul souci c'est l'alimentation de nos enfants, je suis ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, d'un point de vue nutritionnel c'est aberrant d'arrêter de servir de la viande dans toutes les cantines de la République.

BENJAMIN SPORTOUCH
Mais ce n'est pas ce que dit Barbara POMPILI.

JULIEN DENORMANDIE
Je vais y venir. D'un point de vue social, c'est une honte parce que c'est toujours une écologie de l'entre soi ou à chaque fois ce sont ceux qui sont les plus fragiles qui n'ont pas forcément accès à des repas équilibrés qui sont pénalisés par de telles décisions.

BENJAMIN SPORTOUCH
Barbara POMPILI dit aussi tout le contraire, elle dit les classes populaires ont accès…

JULIEN DENORMANDIE
Vous savez moi j'ai été ministre de la Ville pendant 3 ans, je peux vous dire que j'en ai rencontré beaucoup de familles qui venaient me voir en me disant heureusement qu'il y a la cantine parce que dans la cantine on a des repas équilibrés. Et aujourd'hui au final qu'est-ce que nous avons, la ministre Barbara POMPILI, elle a été très claire, elle est questionnée sur une chose qui est la suivante, est-ce qu'il est possible de faire des repas alternatifs, c'est-à-dire de proposer à nos enfants le choix, je dis bien le choix entre d'un côté un menu avec de la viande et parfois quelques jours par semaine des menus dits végétariens.

BENJAMIN SPORTOUCH
Non, non, Julien DENORMANDIE, elle n'est pas questionnée là-dessus.

JULIEN DENORMANDIE
Je vous assure.

BENJAMIN SPORTOUCH
D'ailleurs non mais Julien DENORMANDIE, écoutez, elle a même publié hier sur tweeter un menu végétarien.

JULIEN DENORMANDIE
Je vous le dis, il n'y a pas de cacophonie au sein du gouvernement, il y a une position qui est une posture d'une municipalité Europe Ecologie-Les Verts qui consiste à arrêter de servir de la viande à nos enfants et c'est aberrant d'un point de vue nutritionnel et c'est une honte d'un point de vue social.

BENJAMIN SPORTOUCH
Donc vous allez saisir, vous avez saisi le préfet, est-ce que l'Etat va poursuivre la mairie de Lyon en justice ?

JULIEN DENORMANDIE
J'attends le retour du préfet là-dessus.

BENJAMIN SPORTOUCH
Est-ce que vous le souhaitez qu'il saisisse la justice ?

JULIEN DENORMANDIE
Je souhaite que la réglementation alimentaire de nos enfants, elle soit pleinement appliquée et donc on est en train de regarder effectivement si cette réglementation alimentaire, elle est respectée dans le cadre de la mairie de Lyon et s'il faut aller plus loin parce qu'elle ne serait pas respectée, nous irons plus loin.

BENJAMIN SPORTOUCH
Vous irez en justice.

JULIEN DENORMANDIE
J'attends l'analyste mais s'il faut évidemment aller plus loin, j'irai plus loin.

BENJAMIN SPORTOUCH
Vous connaissez la loi Climat et Résilience, celle que le gouvernement porte, vous y porter l'expérimentation de menus végétariens quotidiens dans les cantines scolaires, c'est votre gouvernement qui porte ça.

JULIEN DENORMANDIE
Oui mais en choix, en alternatif, c'est là où il y a une différence et c'est là où je vous redis que l'ensemble du gouvernement a la même position. C'est très différent de dire à nos enfants, monsieur SPORTOUCH, de dire à nos enfants à la cantine vous avez le choix, c'est très différent que de dire à nos enfants à la cantine on arrête de vous servir de la viande.

BENJAMIN SPORTOUCH
Gérard COLLOMB, illustre marcheur avait fait exactement cela au dernier confinement parce qu'il disait que c'était le moyen le plus simple à ce moment-là dans le cadre de pandémie.

JULIEN DENORMANDIE
Qu'elle est la différence entre ce qui s'est passé il y a un an et ce qui se passe aujourd'hui ? Il y a un an, on est après le confinement, il y a un an on ne connaît pas ce virus, il y a un an les écoles étaient fermées, on réouvre les écoles, il y a un an on était dans le court terme. Aujourd'hui on doit vivre avec ce virus, est-ce que vivre avec le virus consiste à dire qu'on arrête de servir de la viande à nos enfants dans les cantines ? Est-ce que c'est ça ? Pourquoi la mairie de Lyon serait la seule ou quasiment la seule à ne pas être en capacité de fournir de la viande à nos enfants là où toutes les autres mairies y arrivent ? Hier monsieur CALVI interviewait, un débat très intéressant entre un responsable de la mairie de Lyon et un responsable de la mairie de Clamart. La mairie de Clamart disait, mais nous, on arrive à le faire, ce qui est possible à Clamart doit quand même être possible à Lyon.

BENJAMIN SPORTOUCH
Vous ne faites pas de la politique, ce n'est pas de la pure politique que vous faites là.

JULIEN DENORMANDIE
Non, moi vous savez…

BENJAMIN SPORTOUCH
Même Olivier VERAN dit que c'est une politique stérile. Le ministre de la Santé…

JULIEN DENORMANDIE
Moi je suis ministre de l'Agriculture et de l'alimentation ? Ce que je peux vous dire c'est que l'alimentation de nos enfants elle doit dépasser toute idéologie dans nos assiettes, que l'alimentation de nos enfants elle est importante, que nos enfants ils ont besoin de fer et de vitamines et que ce fer, ces vitamines, elles sont apportées aussi par de la viande. Que les scientifiques, les nutritionnistes nous disent et c'est d'ailleurs les recommandations nationales nous disent, il faut alterner une à deux fois par jour de la viande, du poisson ou des oeufs.

BENJAMIN SPORTOUCH
Les auditeurs se feront leur opinion, mais visiblement votre avis n'est pas celui de Barbara POMPILI, ni celui d'Olivier VERAN.

JULIEN DENORMANDIE
Ce n'est pas vrai. Ce que vous dites n'est pas vrai. Monsieur SPORTOUCH, c'est très différent d'arrêter d'être dans une posture et d'arrêter de la viande servie tous les midis dans nos cantines que de dire il est possible d'offrir des alternatives avec un choix. Et puis deuxièmement ce qui est très important que nos auditeurs comprennent, c'est qu'au final en ce moment il y a deux écologies qui s'opposent, il y a deux écologie. Il y a une écologie de l'entre soi, c'est quoi l'écologie de l'entre soi, c'est quand on dit on arrête de servir de la viande à nos enfants dans les cantines, c'est quand on dit les mêmes maires, on arrête de construire. Regardez ce qui s'était passé à Bordeaux, regardez les chiffres de la construction à Grenoble, on arrête de construire. Et regardez cette écologie de l'entre soi qui consiste à dire, nous l'écologie on la fait entre nous, mais les plus défavorisés, ce n'est pas notre sujet.

BENJAMIN SPORTOUCH
Et le contraire c'est quoi, c'est votre écologie à vous.

JULIEN DENORMANDIE
C'est une écologie de gouvernement qui n'oublie pas la solidarité.

BENJAMIN SPORTOUCH
Donc vous êtes aussi dans une démarche quand même politique puisque maintenant il y a des élections régionales qui arrivent, donc les Verts sont peut-être aussi un adversaire redoutable.

JULIEN DENORMANDIE
Si la politique, c'est de prendre soin de l'alimentation de nos enfants, je vous confirme je fais de la politique, si c'est ça la politique. Je vous confirme. Moi mon souci, c'est de donner la bonne alimentation à nos enfants.

BENJAMIN SPORTOUCH
Eric PIOLLE, le maire de Grenoble a tort de prendre un nouvel arrêté anti pesticides dans ses communes ?

JULIEN DENORMANDIE
Regardez, ils sont toujours, Eric PIOLLE, ils sont toujours ou d'autres, ils sont toujours dans qui va trouver la meilleure idée pour contrevenir à des réglementations nationales avec des équilibres fait au niveau national, interrogez monsieur PIOLLE comme je le dis à l'instant sur son bilan sur le logement par exemple, toujours la même chose, on est dans cette écologie de l'entre soi.

BENJAMIN SPORTOUCH
Enfin on sent un air de campagne. Venons-en à nos agriculteurs, double-peine je disais, pas de Salon de l'agriculture cette année à cause de la pandémie et une baisse des revenus, moins 6,5 % l'an dernier, tout ça sur fond Julien DENORMANDIE de négociations commerciales qui patinent, pour faire simple c'est trouver un juste prix entre les distributeurs, les industriels et les producteurs, bien sûr les agriculteurs et les grandes enseignes sont une nouvelle fois pointé du doigt parce qu'elles demandent sans cesse des rabais et au final ce sont les céréaliers, les producteurs de viande qui trinquent, pourquoi Julien DENORMANDIE ne pas désigner clairement les mauvais joueurs, faire ce qu'on appelle en bon français du Name and shame ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est ce qu'on fait par les sanctions. Qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on a fait que tout le monde doit bien comprendre, c'est qu'aujourd'hui il y a une loi et que certains acteurs ne respectent pas la loi. Eh bien quand on ne respecte pas la loi, il faut démultiplier les contrôles, c'est ce que nous faisons depuis le début de l'année. En 6 semaines nous avons fait l'équivalent de 6 mois habituels de contrôles, donc on démultiplie les contrôles pour pouvoir à la fin mettre les sanctions sur celles et ceux qui ne respectent la loi.

BENJAMIN SPORTOUCH
Alors qui, qui sont, qui ont été sanctionnés ? Qui a été sanctionné, est-ce que c'est des grandes enseignes, supermarché où les Français vont quotidiennement ?

JULIEN DENORMANDIE
Les contrôles portent sur les grandes surfaces et les contrôles ils portent aussi sur les industriels, ceux qui transforment. Les sanctions sont en cours et une fois que les sanctions sont prises elles sont rendues publiques.

BENJAMIN SPORTOUCH
Vous le direz, vous direz voilà telle enseigne.

JULIEN DENORMANDIE
Bien sûr.

BENJAMIN SPORTOUCH
Aujourd'hui vous avez un premier bilan j'imagine sur ces 6000 contrôles.

JULIEN DENORMANDIE
Les sanctions elles sont… les contrôles sont en cours, donc une fois que les contrôles seront finalisés, les sanctions seront prises évidemment tout ce que tout sera public.

BENJAMIN SPORTOUCH
Du coup le malaise est palpable dans le monde agricole, la Confédération paysanne vous a invité à une de ces fermes politique dans le Morbihan pour inaugurer son opération, ce qu'elle appelle donc ferme politique, vous y allez, vous allez y aller ?

JULIEN DENORMANDIE
Je ne sais pas si j'irai dans le Morbihan, mais j'irai dans un des événements organisés par cette organisation professionnelle comme d'autres. Vous savez ce qu'il faut bien comprendre parce que c'est un peu comme une force de l'évidence, mais pendant, depuis un an pendant toutes les périodes de confinement, on n'a jamais manqué de rien sur nos étals et ça c'est grâce à ces agriculteurs, ces femmes et ces hommes qui en moyenne travaillent 55 heures par semaine, qui se lèvent très tôt le matin, derrière une brique de lait, il s'avère que vous avez…

BENJAMIN SPORTOUCH
6,5 % de revenu en moins l'année dernière.

JULIEN DENORMANDIE
Exactement. Derrière une brique de lait il s'avère que vous avez quelqu'un qui se lève très tôt le matin, derrière un légume il s'avère que vous avez quelqu'un qui se baisse.

BENJAMIN SPORTOUCH
Mais alors qui ne joue pas le jeu ?

JULIEN DENORMANDIE
On dit dans nos campagnes que la terre est basse, oui vous avez des agriculteurs qui tous les jours se baissent pour ramasser les légumes.

BENJAMIN SPORTOUCH
Mais est-ce que ce sont les grandes surfaces qui ne jouent pas le jeu ?

JULIEN DENORMANDIE
les grandes surfaces et des transformateurs, c'est une chaîne en fait, la chaîne agro-en agroalimentaire il faut bien comprendre qu'elle est liée entre le producteur, le paysan, entre l'industriel et entre le distributeur, et aujourd'hui qu'est-ce qu'il se passe, il y a une guerre des prix qui fait qu'on ne paye plus les aliments à leur juste prix, qui fait qu'à la fin l'agriculteur n'arrive plus à vivre et donc il faut passer de cette guerre des prix à ce qu'on appelle la transparence des marges.

BENJAMIN SPORTOUCH
On n'y arrive pas, ça fait des années, depuis 2017, ça ne marche pas.

JULIEN DENORMANDIE
Il y a une loi qu'on a prise qui n'est pas suffisamment respectée, d'où la démultiplication des contrôles et on va aller plus loin grâce à une mission qu'on a confié à Serge PAPIN qui l'ancien patron de Système U, qui vient de faire de nouvelles propositions et moi je crois beaucoup dans ces propositions, et je veux les appliquer.

BENJAMIN SPORTOUCH
Dans ce contexte, le 14 décembre dernier, devant la Convention citoyenne pour le climat, Emmanuel MACRON avait souhaité, Julien DENORMANDIE, la mise en place de chèques-alimentation pour permettre à la fois aux plus modestes de manger bien, et aux agriculteurs de vivre bien. On est deux mois plus tard, Julien DENORMANDIE, est-ce que ça y est, il va y avoir des chèques-alimentation ?

JULIEN DENORMANDIE
Alors, oui, il y aura des chèques-alimentation, ça je vous le confirme, il y aura des chèques-alimentation…

BENJAMIN SPORTOUCH
Sous quelle forme ?

JULIEN DENORMANDIE
Alors, on est en train de le définir. Pourquoi c'est compliqué, parce que…

BENJAMIN SPORTOUCH
Pourquoi ça fait 2 mois quand même… une décision du président et puis derrière s'il n'y a pas d'acte ?

JULIEN DENORMANDIE
Vous savez, c'est comme tout dans la vie, quand vous prenez une décision, il faut la mettre en oeuvre, et la mettre en oeuvre ce n'est pas si évident que cela, un, de définir exactement quel est le périmètre, et deux de définir quel est le système de distribution, donc nous sommes en cours de finalisation de ce dispositif. Il y a un gros travail fait, avec les députés notamment, sur ce sujet. De quoi parle-t-on, en 2 secondes ? C'est de dire aujourd'hui il faut faire une aide nutritionnelle, on a une inégalité sociale nutritionnelle dans notre pays… ce qu'on disait en début d'entretien, et donc il faut apporter la capacité à chacune et chacun d'avoir accès à des produits de qualité. C'est quoi les produits de qualité ? C'est les produits frais et les produits locaux.

BENJAMIN SPORTOUCH
Mais vous allez mettre combien sur la table, c'est ça qui est important ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est ça qui est en cours d'arbitrage.

BENJAMIN SPORTOUCH
J'imagine que vous négociez pied à pied avec Bercy.

JULIEN DENORMANDIE
Je vous confirme.

BENJAMIN SPORTOUCH
Ça sera des cartes à puce par exemple, comme on dit, pour aller chez des producteurs locaux ?

JULIEN DENORMANDIE
Il y a différents systèmes, mais l'idée c'est de pouvoir aller chez des producteurs locaux et de pouvoir, chez les producteurs locaux, avoir accès à ces produits frais, ces produits locaux. Et d'ailleurs, j'en profite, vous savez le Salon de l'agriculture cette année n'a pas lieu, on dit que c'est la plus grande ferme de France, à défaut d'aller dans la plus grande ferme de France vous pouvez aller dans les fermes qui se situent à côté de chez vous. On a lancé une plateforme qui s'appelle fraisetlocal.fr, qui recense tous les points de vente directe à la ferme, il y a plus de 10.000 fermes qui y sont, et donc à défaut d'aller dans la grande ferme de France, allez dans les fermes d'à côté de chez vous.

BENJAMIN SPORTOUCH
Avec les distanciations sociales, bien sûr, requises. Autre sujet concret le vin, le chef de l'Etat dans son plan anti-cancer, Julien DENORMANDIE, a annoncé pour l'alcool, je cite, « des repères plus visibles et plus lisibles aux consommateurs sur chaque produit », ça veut dire que sur les bouteilles de vin il y aura, je vous pose la question, des logos mettant en garde sur une consommation excessive, « boire trop tu » par exemple, ou « pas plus de 2 verres par jour ».

JULIEN DENORMANDIE
C'est une stratégie…

BENJAMIN SPORTOUCH
Vous n'êtes pas favorable ?

JULIEN DENORMANDIE
C'est une stratégie qui a été annoncée sur 10 ans, moi je pense qu'il faut, là aussi, prendre le débat avec beaucoup de sérénité.

BENJAMIN SPORTOUCH
Les lobbies sont forts, ça va être impossible, très clairement, sur les bouteilles de vin.

JULIEN DENORMANDIE
Non, ce contre quoi on lutte c'est la consommation excessive de vin, après, le vin ça fait partie aussi de notre patrimoine et c'est très important de le préserver.

BENJAMIN SPORTOUCH
Merci beaucoup Julien DENORMANDIE, bonne journée à vous

JULIEN DENORMANDIE
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 24 février 2021