Interview de M. Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, à Radio Classique le 6 octobre 2020, sur la tempête dans les Alpes-Maritimes, l'épidémie de Covid-19 et la loi concernant le séparatisme.

Texte intégral

GUILLAUME DURAND
Nous sommes en direct avec Gérald DARMANIN, vous le savez tous, il est ministre de l'Intérieur.
La politique ça consiste, bonjour Gérald DARMANIN, à gérer les urgences parfois dramatiques, comme ce qui se passe dans le Sud-est évidemment, les questions de fond comme celle du séparatisme. Le ministre de l'Intérieur est au coeur de tout ça. D'abord, est-ce que vous irez avec Emmanuel MACRON donc dans le Sud-est, dans une région qui est encore pratiquement bloquée, avec une vingtaine de disparus ?

GERALD DARMANIN
Oui oui, j'irai avec le président de la République demain, après le Conseil des ministres, et j'y suis allé, comme vous l'avez vu, ce week-end avec le Premier ministre. Ce qui se passe…

GUILLAUME DURAND
C'est catastrophique ce qui se passe là-bas.

GERALD DARMANIN
Ce qui se passe là-bas et est absolument catastrophique, d'abord parce qu'il y a encore des villages, trois, qui sont coupés de la route, donc il n'y a encore que les airs, 5 jours après, puisque j'ai pu voir de mes propres yeux l'effondrement total des voiries, et qui aujourd'hui, indépendamment de tout ça et de tous les problèmes matériels, il y a aussi des drames humains, des gens qui ont perdu énormément, il y a 7 000 personnes qui sont aujourd'hui relogées dans des conditions d'urgence…

GUILLAUME DURAND
Une vingtaine de disparus, que l'on recherche.

GERALD DARMANIN
Il y a quatre personnes décédées, à coup sûr, il y a effectivement huit disparus certains, si j'ose dire, et puis d'autres disparus supposés. C'est une grande confusion qui s'est installée pendant quelques heures en tout cas, au lendemain de ces intempéries, et puis des gens qui ont tout perdu. Et avec les élus locaux, le Premier ministre a annoncé la solidarité nationale, on y a mis beaucoup de moyens, il y a beaucoup de moyens aujourd'hui sous l'autorité du préfet des Alpes-Maritimes, pour aider ces personnes…

GUILLAUME DURAND
Est-ce qu'on connaît la valeur générale de l'enveloppe de l'Etat, en dehors de celle par exemple de la présidence de région ou celle des municipalités ?

GERALD DARMANIN
Non, on ne le connaît pas, mais les réparations en général vont se chiffrer à des centaines de millions d'euros, c'est fort probable, puisqu'il va falloir refaire une très grande partie de villages qui ont été totalement ensevelis ou qui ont eu des coulées de boue. Vous savez, il est tombé sur ce coin des Alpes-Maritimes, l'équivalent de 200 000 piscines olympiques, en eau, en quelques dizaines de minutes, Et donc évidemment le spectacle de désolation est total. Fort heureusement on n'a pas touché véritablement la ville de Nice et des alentours de la ville de Nice, mais a été très très très dur pour la montagne des Alpes-Maritimes.

GUILLAUME DURAND
Dernière question avant la loi sur le séparatisme, évidemment, comme ministre de l'Intérieur c'est vous d'une certaine manière, et vos services, qui vont être chargés de faire la police dans les restrictions qui sont apportées ou les interdictions pour les bars ou les restrictions pour les restaurants, je pose cette question parce que Renaud MUSELIER récemment disait : au fond, on nous a fermé un certain nombre d'institutions à Marseille, parce que l'Etat ne faisait pas son travail, il ne sanctionnai pas suffisamment, il ne verbalisait pas suffisamment, il ne fermait pas les roof top. Là on est face à une situation qui démarre ce matin, dans la région parisienne, est-ce que justement le ministère de l'Intérieur va prendre tous les moyens pour faire respecter les décisions qui sont prises par l'Etat ?

GERALD DARMANIN
Mais vous savez, l'Etat d'abord c'est nous, collectivement, et il faut que chacun comprenne que c'est des comportements individuels qui amènent finalement à des décisions collectives. Moi je regrette les réflexions parfois politiciennes des uns et les autres, ils ont parfois été ministre et ils savent la difficulté d'être membre d'un gouvernement, dans une situation exceptionnelle, puisque tous les pays du monde ont les mêmes problématiques que nous, tous les pays du monde. Moi je voudrais souligner le fait que par exemple les policiers qui ont beaucoup de choses à faire, indépendamment de la crise sanitaire, comme chacun le sait, c'est 3 à 4 000 verbalisation par semaine pour non-port du masque, c'est 12 000 contrôles chaque semaine pour des établissements qui reçoivent du public…

GUILLAUME DURAND
Donc l'Etat n'est pas en train de faillir sur ces contrôles.

GERALD DARMANIN
Non, il n'est pas en train de faire sur ces contrôles, et puis vous savez, parfois c'est les mêmes élus, c'est les mêmes personnes qui prennent la parole, et qui disent : mais on restreint nos libertés, il faut arrêter d'être présent partout, d'infantiliser les gens. Bon voilà, il y a un petit côté parfois politique que je regrette. Ce que je vois, c'est que le président de la République, le Premier ministre, réussissent avec ministre de la Santé, à le mieux possible accompagner les Français, la vie économique des Français, sans pour autant retourner vers un confinement, il y a des pays qui sont retournés au confinement.

GUILLAUME DURAND
Eh bien ça c'est le cas par exemple à New-York, dans certaines…

GERALD DARMANIN
On peut quand même se satisfaire du fait que le gouvernement français arrive à faire vivre sans confinement.

GUILLAUME DURAND
Mais vous vouez par exemple la Une du Parisien ce matin, ces fêtes clandestines où se propage de Covid 19, on sait que les facs sont extrêmement touchées, on a l'impression qu'une partie de la jeunesse est dans une sorte de transgression presque volontaire par rapport à cette affaire du Covid.

GERALD DARMANIN
Mais on peut comprendre que des gens, qu'on n'ait pas envie de connaitre un an de difficultés sanitaires au moment où on vient d'avoir ses 18 ou ses 19 ans, où on rentre à la fac. On peut le comprendre. Simplement, il est difficile de l'accepter, parce qu'il faut quand même faire des démonstrations monsieur DURAND, que les comportements individuels influents sur les autres. Il y a une petite forme d'égoïsme de chacun d'entre nous…

GUILLAUME DURAND
Donc vous leur lancez une sorte d'appel ce matin.

GERALD DARMANIN
Mais être citoyen c'est quoi ? C'est s'occuper d'un tout, ce n'est pas l'individu roi, donc être citoyen c'est accepter que sa liberté soit parfois un peu limitée pour le bien commun, voilà, et il y a des gens qui sont plus touchés par cette maladie extrêmement grave, les personnes les plus âgées, les gens qui font du diabète, les gens qui ont du surpoids, les gens qui ont déjà des maladies graves, vous le savez bien, et cette maladie grave elle doit être combattue pas simplement par l'autorité et par l'Etat, elle doit être combattue par chacun d'entre nous.

GUILLAUME DURAND
Parlons maintenant justement de l'écriture de cette fameuse loi, donc concernant le séparatisme. D'abord, est-ce que c'est son nom ?

GERALD DARMANIN
Ce ne sera sans doute pas son nom, puisque le président de la République a évoqué dans son discours quelque chose qui ressemblerait à un projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains, mais l'idée est bien de lutter contre le séparatisme principal qui est l'islam radical. Mais ce n'est pas le seul objet du texte, d'ailleurs ce texte s'adresse à tous les cultes, s'adresse contre tous les mouvements sectaires, impose la neutralité politique et religieuse, pas simplement religieuse…

GUILLAUME DURAND
Ça veut dire qu'on va réécrire une partie de la loi de 1905.

GERALD DARMANIN
Ça veut dire qu'on ne va pas toucher aux deux premiers articles de la loi de 1905 qui ont une valeur constitutionnelle et qui forment ce que les Français appellent la laïcité, la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte, et ça veut dire qu'à la marge nous allons renforcer les dispositions de la loi 1905, qui n'avaient pas été prévues par la loi 1905, en 1905, par exemple il est interdit dans la loi de 1905, la loi de 1905 pose cette interdiction de faire de la politique électorale dans les lieux de culte. Il n'y a pas de sanction qui va avec cette interdiction.

GUILLAUME DURAND
Et ça va être pénalisé.

GERALD DARMANIN
Et donc du coup, voilà, tous ceux qui organiseraient des élections, notamment pour des diasporas étrangères, dans des lieux de culte, parfois c'est arrivé, eh bien les préfets de la République, les maires, pourront désormais utiliser le droit que nous allons leur offrir pour pouvoir sanctionner ceux qui font de la politique dans les lieux de culte. Dans les lieux de culte on doit faire de la religion et pas des…

GUILLAUME DURAND
Sanctions pénales, pas administratives.

GERALD DARMANIN
C'est une sanction, bien sûr administrative et en responsabilité pénal, bien sûr, pour pouvoir revenir à l'esprit, à la lettre de 1905.

GUILLAUME DURAND
Alors est-ce que, il y a la grande question qui est celle des associations, on en a beaucoup parlé dans la Presse, du dévoiement et des associations ces derniers temps, je parle évidemment, mais ce sera pour toutes les associations, mais on parle surtout de celles qui concernent un islam radicalisé, est-ce qu'il est vrai, vous allez me dire si je suis bien renseigné, que vous allez exiger une transparence financière totale, une transparence sur le casier judiciaire des dirigeants, pour savoir s'ils ont été impliqués ou complices d'affaires de terrorisme, et en tout cas de toute façon une adhésion aux valeurs de la République demandée et certifiée, à toutes ces associations s'ils veulent un centime de l'Etat ?

GERALD DARMANIN
C'est tout à fait vrai. Alors, le casier judiciaire c'est simplement si on, je parle pour les associations cultuelles, celles qui gèrent des cultes, il ne faut plus désormais qu'il y ait des personnes qui ait été condamnées pour radicalisation, complicité du terrorisme ou apologie du terrorisme, qui puissent gérer un lieu de culte. Après, le reste du casier judiciaire intéresse peu, mais pour le reste, les associations qui touchent une subvention à partir de 1 €, qu'elles soient des collectivités locales, les offices HLM, de l'Etat, ou qu'on leur prête du matériel ou une salle, ou des bus, c'est comme ça que ça fonctionne parfois localement, elles doivent absolument respecter les valeurs de la République et des exigences minimales de la vie en société, c'est-à-dire on ne doit pas pouvoir, avec l'argent des Français, subventionner des gens prosélytes, agressifs, qui prônent le changement profond de l'identité française. Et donc ça nous paraît une mesure de bon sens, extrêmement courageuse de la part du président, personne n'a jamais fait ça, mais à un réveil républicain, comme il l'a appelé.

GUILLAUME DURAND
Alors, je rappelle que tout ça doit intervenir au Conseil des ministres avant la fin de l'année, passer au Parlement au début de l'année prochaine avec une discussion qui interviendra dans le 1er trimestre. Question, elle est à valeur symbolique Gérald DARMANIN : vous savez ô combien cette affaire de l'islam radicalisé a occupé l'actualité toutes ces dernières années, et encore ces dernières semaines avec le procès de Charlie Hebdo. Est-ce que vous diriez ce matin que pour l'islam radical et pour le salafisme, ce que vous êtes en train de faire, c'est un tournant, parce que vous savez que vos anciens amis politiques, voire même des amis politiques à vous de vous, ou de l'opposition, vous allez voir Marine LE PEN tout à l'heure à 10h00, tous les gens considèrent que pour l'instant il y a une volonté qui est reconnue, mais avec beaucoup de points d'interrogation sur la mise en place de tout ça ? Est-ce que nous vivons ce matin un tournant ?

GERALD DARMANIN
Nous vivons, depuis le discours du président de la République, un tournant républicain, vous avez raison de le dire, qui est comparable aux grands moments, me semble-t-il, sans se payer de mots, de l'histoire de France où l'Etat, la République souvent mais l'Etat toujours, a imposé aux religions son autorité, en leur disant : ça suffit. Tout, aux croyants, en tant que croyants dans les lois de l'Etat français, rien, aux croyants radicaux, qui pensent que la loi de leur Dieu est supérieure à la loi des hommes, voilà, et donc il est tout à fait normal, quand on regarde…

GUILLAUME DURAND
Y compris le blasphème, c'est-à-dire qu'il y aura…

GERALD DARMANIN
Il y a un droit, alors, ça ne sera pas dans la loi, mais parce que nous avons déjà quelque chose qui permet de protéger ceux qui ont le droit de blasphémer un dieu, on a droit d'être choqué d'ailleurs, on peut être choqué des caricatures de Charlie Hebdo, j'ai parfois été choqué des caricatures sur le pape, sur le président de la République, parfois je suis choqué des caricatures que Le Canard Enchaîné fait de moi, je ne trouve pas que mon nez est aussi gros, je ne trouve pas que… mais enfin on a le droit d'être choqué aussi, voilà, et il n'y a pas de susceptibilité, il n'y a pas de droit à la susceptibilité, donc c'est ça l'esprit français, et c'est ça qui fait profondément la France. Mais indépendamment de ça, je voudrais dire monsieur DURAND que dans l'histoire de France, les protestants, les juifs, les catholiques, ont eu à connaître ce que connaît une partie du monde musulman, c'est-à-dire à connaître le moment…

GUILLAUME DURAND
Mais là, mais nous, mais c'est maintenant la question se pose.

GERALD DARMANIN
Oui oui, mais c'est pour ça que je vous dis que jadis, les protestants sous la royauté, les juifs sous Bonaparte, des catholiques sous la République, ont eu à connaître la contrainte de l'état, des discours de l'état, des hommes et des femmes politiques de l'époque, d'imposer la loi de l'Etat sur la loi de la religion. C'est aujourd'hui le temps de le faire pour l'islam et ça n'a rien de négatif, les musulmans le comprennent très bien, c'est une religion neuve sur le sol métropolitain, à l'image de l'histoire, c'est quelque chose d'assez récent et nous devons, le président de la République Emmanuel MACRON prend des mesures extrêmement courageuses, qui ressemblent à un tournant républicain.

GUILLAUME DURAND
Mais vous savez que sur ces questions, enfin ces deux qui font partie de votre travail, c'est-à-dire la sécurité justement, le salafisme, pour une grande partie de ceux qui sont vos opposants, ils disent : ils ne sont pas crédibles. Par exemple sur la sécurité, Xavier BERTRAND a parlé d'été meurtrier ou d'Orange mécanique, enfin ça c'est des déclarations de BERTRAND et de LE PEN, et sur l'histoire de salafisme, ils considèrent qu'effectivement on nomme les choses, ça a été reconnu après le discours du président de la République, bon, on attend vraiment une preuve concrète que tout ça, ça va aboutir véritablement à des sanctions.

GERALD DARMANIN
Moi, je ne souhaite pas faire de la politique politicienne sur un texte aussi important, et j'espère que la quasi intégralité de l'échiquier politique reconnaîtra que c'est un grand texte pour les générations futures, et j'espère avoir le plus grand consensus possible. Je reçois comme vous l'avez dit tous les partis politiques, après avoir reçu tous les cultes…

GUILLAUME DURAND
Après avoir reçu Marine LE PEN.

GERALD DARMANIN
Y compris madame LE PEN ce matin, et moi je souhaite que ce soit un texte qui serve à la République et à nos enfants. Cependant, tout le monde s'accorde à dire, et c'est vrai qu'il y a du communautarisme profond dans la société, qu'il y a eu des attaques terroristes absolument ignobles, que la République doit se défendre, mais je voudrais souligner que si on avait pris ces décisions fortes dans les années 80/90, au moment où je suis né, où j'ai connu l'adolescence, où je suis devenu jeune homme, on n'en serait sans doute pas là. Donc je…

GUILLAUME DURAND
Idem pour la période où vous avez été militant politique, où vous travaillez…

GERALD DARMANIN
Bien sûr, alors, mon âge est quand même relativement réduit, si je puis me permettre, je pense que les défauts de la situation d'aujourd'hui c'est des terroristes ou des gens très prosélytes qui ont entre 18 et 40 ans, quand on en voit les statistiques, c'est quand même me semble-t-il des sujets qui auraient pu être réglés dans les années 80/90. Voilà. Donc je crois que chacun doit faire un peu son mea culpa et considérer qu'effectivement collectivement on a peut-être laissé faire un certain nombre de choses qui étaient contraires aux valeurs profondes de la République. Par naïveté, parfois par calcul électoral, parfois par calcul électoral.

GUILLAUME DURAND
Et c'est vrai dans de nombreuses municipalités.

GERALD DARMANIN
Je ne vais pas porter de jugement…

GUILLAUME DURAND
Pour les associations.

GERALD DARMANIN
C'est le premier point.

GUILLAUME DURAND
Non, c'est moi qui vous le dis.

GERALD DARMANIN
Donc, nous devrions tous considérer que ce que fait le président de la République est extrêmement courageux. On voit bien qu'il est attaqué, y compris ce plan international, vous avez vu les réactions parfois en Egypte ou en Turquie, de façon extrêmement violente, voilà, mais le président de la République il prend un texte éminemment français et éminemment républicain.

GUILLAUME DURAND
Question, deux dernières questions. Il y a eu un dîner avec Edouard PHILIPPE hier soir. Tout à l'heure avec Guillaume TABARD on parlait de la campagne des régionales, est-ce qu'on sait, est-ce que vous savez, ce que, au fond, non pas ce qu'ils se sont dits, mais le rôle que pourrait jouer Edouard PHILIPPE dans les mois qui viennent, celui que vous souhaitez en tout cas d'accompagner la majorité à laquelle il a appartenu ?

GERALD DARMANIN
Eh bien évidemment. D'abord Edouard PHILIPPE est un grand homme politique, d'Etat, les Français le reconnaissent comme tel, il a, moi j'étais très fier, très honoré d'être son ministre, et je souhaite, j'espère, je sais qu'il fera la campagne du président de la République pour le faire réélire, parce qu'il y a un grand dessein qui est celui de ce que fait le président de la République et ceux qui l'accompagnent. Et puis deuxièmement je considère moi aujourd'hui que, je comprends votre question, elle est intéressante, que le sujet, il est quand même sujet d'urgence auquel le président de la République a seul à faire face avec ses amis, et j'espère avec les Français, face à une crise sanitaire dont le mystère de l'arrivée et demain de la sortie sera sans doute très profond, une crise économique que l'on connaît mal, mais qui va arriver, une crise aussi bien sûr des Français qui en ont marre d'avoir ces crises à répétition, on voit bien contre le terrorisme et les difficultés du monde, le président de la République il pensait sans doute être élu sur une route nationale, et il se retrouve dans un chemin escarpé avec devant lui des cailloux qui tombent toutes les 5 secondes. Eh bien il faut aider le président de la République, je sais qu'Edouard PHILIPPE l'aidera, et je sais, j'espère que tous les autres hommes politiques pensent que le président de la République mérite ; indépendamment du cycle électoral ; d'être aidé dans ce moment très difficile pour la France.

GUILLAUME DURAND
Il est 08h30 sur l'antenne de Radio Classique, et beaucoup d'autres sujets auraient pu d'être abordés ce matin, comme l'affaire de Rillieux-la-Pape ou d'autres affaires qui sont au coeur de l'actualité. Nous étions avec Gérald DARMANIN qui est ministre de l'Intérieur. Mais des précisions importantes ont peut été apportées sur le contenu donc de ce texte donc qui est un texte sur la laïcité et qui sera donc présenté en Conseil des ministres au mois de décembre et à l'Assemblée au début de l'année prochaine. Merci beaucoup d'être venu ce matin Gérald DARMANIN.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 9 octobre 2020