Interview de Mme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances, à Public Sénat le 25 juin 2019, sur les conséquences économiques de la canicule et le retrait de Fiat des négociations avec Renault.

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Texte intégral

CYRIL VIGUIER
Deuxième partie de notre émission Territoire d'info avec l'invitée politique ce matin en direct sur ce plateau, c'est Agnès PANNIER-RUNACHER, bonjour.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Bonjour.

CYRIL VIGUIER
Vous êtes secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, merci d'être avec nous ce matin, pour vous co-interviewer à mes côtés Marcelo WESFREID du Figaro, bonjour et Patrice MOYON de Ouest France, bonjour ; le plus grand quotidien français merci d'être avec nous Patrice. Agnès PANNIER-RUNACHER, on ne peut que commencer cette interview en vous parlant de la canicule. Moi ce qui m'intéresse, vous êtes à Bercy, est-ce qu'on peut mesurer, alors déjà ou est-ce qu'il vous faudra du temps, les conséquences économiques d'une canicule dans un pays comme la France, la six ou septième puissance du monde ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Alors on les avait mesuré en 2003 a posteriori, on avait mesuré un impact de l'ordre de 0,07 % du PIB, donc quelque chose qui existe, qui fait une trace dans le PIB, mais à ce stade…

CYRIL VIGUIER
Produit Intérieur Brut.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Produit Intérieur Brut, donc la richesse du pays, mais à ce stade il est très prématuré pour anticiper quelle serait la réalité de cet impact. Ça va probablement être surtout des achats différés en réalité parce que les gens vont rester dans les endroits frais. En 2003, moi il se trouve que j'étais à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris au moment de la canicule et dans les recommandations qu'on faisait, on disait « allez au cinéma, allez dans les centres commerciaux, il fait frais et c'est il faut absolument avoir de la fraîcheur dans la journée ». Donc vous voyez que ça peut être aussi une incitation à la consommation, donc on verra en tout cas à la fin de semaine…

CYRIL VIGUIER
Dans combien de temps on saura ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Je pense qu'il faut un bon trimestre pour avoir la réalité des chiffres parce qu'il faut voir les effets reports et même au bout d'un trimestre on risque d'être un petit peu dans une appréciation pas très précise de cet impact, sauf à avoir des effets très nets, c'est-à-dire des entreprises qui arrêtent de produire ou arrêtent de travailler parce que c'est difficile pour eux. Mais aujourd'hui beaucoup d'entreprises sont équipées pour faire face à des situations de chaleur élevée et pareil dans les usines.

MARCELO WESFRIED
Alors il y a une mesure très forte qui a été prise par le ministre de l'Education nationale, c'est le report du brevet des collèges pour la sécurité des collégiens de Troisième, c'est ce que dit Jean-Michel BLANQUER, est-ce que le gouvernement n'en fait par un peu trop ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
On est sur des niveaux de température qui sont quand même problématiques, d'abord pour des jeunes adolescents et ensuite dans des établissements qui sont pour certains très mal isolés et dont on sait que la température ressentie peut dépasser 40 degrés. Donc non, je pense que la mesure elle est adaptée à la situation, le brevet des collèges ça doit être aussi … c'est un moment important, c'est le premier examen national pour ces jeunes adolescents, je pense difficile de les mettre dans des situations de quasi échec parce qu'ils auront quand même beaucoup de mal à se concentrer. On sait qu'il y a un effet qui est connu de la science entre la chaleur et la capacité à se concentrer, donc je pense que c'est une bonne mesure. Il y a en plus des amodiations, c'est-à-dire pour ceux qui ont déjà organisé leurs vacances, des départs en colonie, ou des départs sur des séjours linguistiques pour leur enfant, il est possible de le repasser en septembre. Il ne faut pas que ces jeunes gens se trouvent dans des situations de stress supplémentaire alors que cet examen doit être un moment où ils prennent confiance en eux et ils avancent pour le futur dans leurs études.

PATRICE MOYON
Pour rester dans ce contexte de changement climatique, de transition écologique, le marché du diésel est en chute, vous vous apprêtez à recevoir des délégués de l'usine BOSCH, qu'est-ce que vous allez leur dire quant à leurs inquiétudes pour l'emploi ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Alors moi je travaille sur ce dossier de l'usine BOSCH depuis plusieurs mois, je suis allée sur place, j'ai visité l'usine qui est une usine, je tiens à le dire, qui est extrêmement moderne, donc c'est ça qui est intéressant. C'est une usine qui a la capacité de rebondir sur de nouvelles activités et c'est tout l'enjeu de cet accompagnement que nous faisons autour de sujets comme le diesel qui sont des sujets effectivement de transition. C'est comment charger des usines qui ont des savoir-faire et qui ont des machines modernes avec des activités d'avenir, donc c'est sur ça qu'on va travailler et on a regardé des sujets d'aéronautique, des sujets d'hydrogène. Nous leur avons également confié la possibilité de faire des diagnostics BPI pour l'usine du futur, donc on leur donne même de la charge, ça reste modeste et nous allons travailler avec les organisations syndicales et les dirigeants de BOSCH à voir où en est leur plan de montée en charge. En parallèle, on doit travailler sur la transition diesel. La transition diesel, c'est deux choses, la première chose, c'est de, non émotionnellement je dirais, clarifier quel est l'impact du diesel, parce que vous avez le vieux diesel…

MARCELO WESFRIED
Justement sur le nouveau diesel, est-ce que vous allez leur confirmer que les nouveaux moteurs diesel auront le droit à ce qu'on appelle l'étiquette Crit'Air 1 qui permet de rouler les jours de pic de pollution aux particules fines ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Ce que je vais leur confirmer, c'est que nous allons, François de RUGY et Bruno LE MAIRE sont d'accord pour lancer une étude de mesures précises en condition réelle des nouvelles motorisations Diesel pour les comparer à des véhicule…

MARCELO WESFRIED
C'est une étude, ce ne sera pas automatiquement la vignette.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Non, ce n'est pas automatique parce que je pense que les Français ont besoin de transparence sur ces sujets-là, on leur a d'abord expliqué que le diesel c'était fantastique, ensuite on leur a expliqué que le diesel ça tuait les gens, si on leur explique maintenant qu'il y a du diesel qui est gentil et du diesel qui est méchant, personne ne va s'y retrouver. Donc il faut qu'on fasse une étude très précise sur où en sont les nouvelles motorisations, comment elles se comparent à des véhicules qui aujourd'hui circulent en Crit'Air 1, si ces motorisations sont plus propres que ces véhicules qui circulent en Crit'Air 1 alors ces moteurs doivent être reconnus comme tels et circuler en Crit'Air1, s'ils sont toujours plus dangereux que des véhicules qui circulent en Crit'Air 1, alors il ne faut pas leur donner ce Crit'Air1. Donc c'est assez simple comme approche, mesure en conditions réelles des véhicules récents comparé à d'autres véhicules, qu'il s'agisse de moteur essence de différentes générations.

PATRICE MOYON
Vous évoquiez à propos de BOSCH les nouveaux enjeux industriels, le dossier dans l'actualité, c'est évidemment à l'usine ALSTOM de Belfort avec plusieurs milliers de manifestants ce week-end. On se souvient qu'en 2014 quand ALSTOM est passé sous pavillon américain, il y avait eu des promesses pour l'emploi qui n'ont pas été tenues et est-ce que ça ne pose pas aussi la question de la place de l'industrie en France, sachant qu'il y a eu 500.000 emplois perdus dans l'industrie entre 2006 et 2015 ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Et vous en avez plus de 30.000 qui ont été gagnés depuis 2016- 2017, 2017, 2018, 2019, on recrée de l'emploi dans l'industrie et ça c'est la tendance majeure qui est portée par ce gouvernement. Je pense qu'il n'y a aucun autre gouvernement qui a autant investi dans l'industrie et qui accompagne autant l'industrie pour qu'elle se réimplante en France et qu'elle soit compétitive.

PATRICE MOYON
Alors sur GENERAL ELECTRIC précisément.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Si on revient sur GENERAL ELECTRIC, d'abord une première chose, le site qui est concerné à Belfort n'est pas celui, n'a rien à voir avec l'opération de cession d'ALSTOM à GE de 2014, il n'a rien à voir. Ca fait depuis 1999 qu'il est dans le giron de GE. Donc moi j'entends des choses qui sont fausses, qui sont exprimés, y compris par des grands dirigeants politiques, cet amalgame est inadmissible. La deuxième chose, c'est que vous avez sur ce site qui aujourd'hui fournit des centres des turbines à gaz, une diminution par quatre du volume d'activité depuis 2008, c'est un constat que l'on fait, matériel.

MARCELO WESFRIED
Alors Jean-Luc MELENCHON dit, c'est cyclique comme marché donc ce serait dommage de sacrifier l'outil industriel.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Mais il n'est pas question de sacrifier l'outil industriel, il n'est pas question de fermer ce centre-là, il est question de l'ajuster.

MARCELO WESFRIED
Le savoir-faire va se perdre à partir du moment où on a un plan de sauvegarde de l'emploi de 800 personnes.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Ca dépend, c'est là où enfin les « il n'y a qu'à, il faut qu'on », c'est très bien mais ça ne fonctionne pas et moi ce que je constate aujourd'hui c'est que vous avez effectivement un marché qui est cyclique, que certains annoncent le rebond en 2040, ce n'est pas tout à fait aujourd'hui, que pardon mais les personnes qui travaillent aujourd'hui à GE, en 2040 elles seront probablement à la retraite. Donc il ne faut pas non plus raconter des histoires sur ces personnes. Ce qui est important pour nous, c'est de discuter de manière très ferme avec GE sur le plan social. Vous avez 1.000 personnes, nous on estime qu'on doit pouvoir faire moins, premier élément. Deuxième élément, quelles activités GE va implanter sur le site de Belfort pour faire en sorte précisément que les personnes qui sont concernées par ce plan social, retrouvent une activité. Ils ont 3.000 autres personnes qui travaillent à Belfort, ils ont un centre industriel très puissant, ils peuvent implanter des activités complémentaires…

MARCELO WESFRIED
Vous leur faites confiance, alors qu'ils vous avaient dit qu'ils allaient recruter 1.000 personnes, il y a quelques années et ils ne l'ont pas fait. Mais vous leur faites confiance quand même ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Alors pardon, mais moi je regarde les faits et je ne commente pas. Les faits, c'est qu'ils ont dit que soit, ils recrutaient 1.000 personnes complémentaires et ils ont recruté plus de 3.000 personnes par an, ça c'est les faits. Ils ont recruté plus de 3.000 personnes par an. Soit ils étaient capables de manière nette d'arriver à 1.000 emplois supplémentaires à la fin 2018, soit ils payaient une amende de 50. 000 euros par emploi. Il faut savoir qu'à mi 2017, ils avaient recruté 500 emplois, simplement la conjoncture s'est retournée sur la partie fossile, je rappelle que 50 % de chiffre d'affaires de GE, c'est lié à de l'énergie fossile, je pense que tous autour de cette table, on a compris que ce n'était pas des activités d'avenir. Ils ont dû effectivement ralentir leur rythme de recrutement et ils ont payé 50 millions d'euros qui vont nous servir à réindustrialiser le site. Ça c'est la réalité.

CYRIL VIGUIER
GE, c'est GENERAL ELECTRIC, je le rappelle aux téléspectateurs. Agnès PANNIER-RUNACHER, notre invitée, elle est secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances. La France n'a rien à reprocher à Huawei, l'équipementier chinois en pointe dans la 5G, c'est Bercy qui dit ça, pourtant cette société est accusée par notre grand allié, les Etats-Unis d'être un cheval de Troie de Pékin dans l'économie mondiale notamment avec des risques pour la défense nationale, on n'est pas solidaire des Américains dans cette affaire ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Je crois que nous sommes capables d'avoir une pensée propre et pour le moment nous sommes fondés…

CYRIL VIGUIER
On n'a pas des intérêts communs avec les Américains dans ces affaires-là, la défense nationale notamment.

AGNES PANNIER-RUNACHER
On a des intérêts, on doit partager l'information sur tout ce qui serait sujet de sabotage ou sujet où il y aurait des tentatives d'avoir accès à des données sensibles, c'est évident.

CYRIL VIGUIER
C'est ce que dit Washington et ils disent que c'est le cas pour Huawei.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Mais je ne crois pas que l'on doit effectivement pointer du doigt de cette manière et dans une forme d'unilatéralisme évident pardon, mais l'Executive Order du 17 mai dernier, c'est aussi une atteinte à la souveraineté d'un certain nombre de pays. Lorsque vous implosez…

CYRIL VIGUIER
L'exécutive Order, c'est ce que le président américain a ordonné.

AGNES PANNIER-RUNACHER
L'exécutive Order, c'est donc l'équivalent d'un décret, on va dire qui interdit à des entreprises américaines de travailler avec Huawei, mais par effet de contagion, qui peut concerner des entreprises qui ne sont pas américaines. Je pense que ces sujets-là, sont suffisamment importants pour que l'on puisse considérer que nos industries n'ont pas à souffrir des décisions directement prises par un président quel qu'il soit et que le multilatéralisme est un sujet important. Ce type de sujet doit se travailler au niveau de l'Organisation Mondiale du Commerce dans des discussions parallèles où chacun…

CYRIL VIGUIER
Mais ça ne va pas accentuer avec les Américains cette relation qui est devenue quand même compliquée, on le voit sur des sujets comme ça, ce que vous dites ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Non, je ne crois pas parce qu'en réalité on est très aligné entre Européens, on partage énormément de données, on partage d'ailleurs des informations avec les Américains et je pense qu'il y a un écart entre la parole présidentielle de monsieur TRUMP et la réalité de la coopération entre les services quand il s'agit de souveraineté. Il est évident que des sujets de souveraineté sont des sujets très importants et sur lesquels on prête la plus grande vigilance.

PATRICE MOYON
Justement pour rester dans le domaine industriel, le gouvernement a mis son veto au rapprochement entre RENAULT et FIAT, est-ce que le dossier est clos ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Non, c'est tout à fait inexact. C'est FCA, FIAT, qui a retiré son dossier.

PATRICE MOYON
Oui, mais…

AGNES PANNIER-RUNACHER
Je le redis parce que là aussi, ne racontez pas des histoires. Ce qu'a fait le gouvernement, c'est qu'il a posé quatre conditions. Trois conditions ont été remplies, la quatrième condition qui était une condition mais que n'importe quel administrateur faisant son travail de manière professionnelle aurait posée, c'était : « Nous voulons être sûrs que NISSAN soutient cette opération et nous souhaitons avoir trois jours de plus pour vérifier ce point, puisqu'il n'est pas si évident que ça, autour de la table du conseil d'administration. » Suite suite à cette proposition, FIAT a retiré son offre. C'est très bien, nous acceptons cette décision.

PATRICE MOYON
Est-ce que le dossier peut être rouvert ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
C'est une décision qui intéresse d'abord les entreprises. Donc si FIAT souhaite revenir à la table des négociations, libre à lui et libre à RENAULT de reprendre le cours de la conversation. Mais en tout état de cause, les quatre conditions qui ont été posées et qui sont, encore une fois, des conditions de bon sens. C'est-à-dire vous êtes dans une alliance stratégique avec un autre partenaire, vous vous assurez que ce partenaire soutient l'opération sinon vous savez très bien que vous allez avoir des problèmes industriels majeurs derrière, premier point. On est attentif aux sites et aux emplois, deuxième point. On souhaite que RENAULT participe au dispositif batteries électriques et s'investisse dedans parce que c'est majeur pour l'industrie automobile européenne, troisième point. Et quatrième point, on souhaite une gouvernance équilibrée. Ces conditions, elles existent toujours et on peut avancer. Et je pense qu'on a fait du bon travail et qu'on a protégé les intérêts et de RENAULT et de ses actionnaires et de la France industrielle.

MARCELO WESFREID
Sur un plan plus politique politicienne, pardon, mais est-ce que vous avez vu le déplacement d'Emmanuel MACRON à Marseille ? Il y est allé pour une conférence mais il est resté beaucoup plus longtemps. Il est allé dans les quartiers nord, il a rencontré des gens, il a dîné sur place. Bref, il est manifestement en campagne pour trouver un bon candidat aux municipales ou peut-être essayer de trouver un accord avec Les Républicains. Est-ce que c'est le rôle d'un président de s'investir comme ça, de mouiller la chemise pour les municipales ?

AGNES PANNIER-RUNACHER
Je crois que c'est le rôle d'un président d'être sur le terrain. Je crois que c'est le rôle d'un président d'aller dans les quartiers nord de Marseille lorsqu'il va à Marseille et de ne pas rester sur le Vieux port. C'est une ville dont je suis originaire et moi je suis très fière que le président de la République prenne le temps d'aller à la rencontre des gens…

MARCELO WESFREID
Il le fait en vue des municipales.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Dans une ville qui est très populaire, dans une ville qui présente un certain nombre de caractéristiques qui ne sont pas communes à beaucoup d'autres grandes villes. Ça, c'est votre interprétation qu'il le fait à l'orée des municipales. Mais de toute façon dans les trois années qui viennent, soit on sera avant les municipales, soit on sera avant les régionales, soit on sera avant les présidentielles. Enfin, excusez-moi, mais ce qui conduit l'action du gouvernement, c'est d'avoir de la continuité et on sera toujours entre deux élections.

CYRIL VIGUIER
Agnès PANNIER-RUNACHER, vous avez une particularité : vous êtes le premier membre d'un gouvernement à avoir lancé un podcast gouvernemental natif. Alors vous allez quoi ? Expliquer la politique industrielle du gouvernement à coups de podcasts ? Comment vous allez faire pour intéresser les gens ? C'est quand même des sujets un peu techniques, on l'a vu ce matin sur ce plateau.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Ecoutez, c'est un petit peu l'enjeu. C'est essayer effectivement de rendre intéressants la question de la reconquête industrielle ou des sujets de comment on accompagne les entreprises en difficulté, quelles sont les équipes qu'on ne voit pas et qui travaillent à Bercy. Donc j'espère que ça sera intéressant…

CYRIL VIGUIER
C'est très TRUMP ça. C'est très TRUMP de directement s'adresser aux gens comme ça, sans intermédiaire.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Ou MENDES FRANCE si vous reprenez des références politiques. Moi je me reconnais plus dans Pierre MENDES FRANCE que dans TRUMP pour être honnête, « les causeries du samedi ».

CYRIL VIGUIER
D'accord. Un podcast indépendant, « Cinq minutes pour comprendre avec Agnès PANNIER-RUNACHER », il s'appelle.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Exactement, très simplement.

CYRIL VIGUIER
Merci beaucoup d'avoir été notre invitée ce matin.

AGNES PANNIER-RUNACHER
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 26 juin 2019