Point de presse de M. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement, notamment sur le projet de fusion entre Suez et GDF, le plan canicule 2007 et sur les relations avec la Libye en vue de la libération des infirmières bulgares, Paris le 18 juillet 2007.

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Circonstance : Conseil des ministres du 18 juillet 2007

Texte intégral

QUESTION - Le sujet de la fusion SUEZ/GDF a-t-il été évoqué en Conseil des ministres ?
LAURENT WAUQUIEZ, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT - Oui, il a été abordé
QUESTION - Le gouvernement a-il l'intention de repousser les décisions durant plusieurs mois ?
LAURENT WAUQUIEZ - Sur le sujet SUEZ/GDF, la position est assez claire. C'est un sujet lourd avec des implications en terme d'emploi qui sont importantes.
Le souhait du gouvernement est à la fois de se donner le temps de réfléchir et en même temps de pouvoir avancer rapidement dans des délais qui soient corrects pour que le sujet ne se résolve pas de lui-même.
Voilà à ce jour la position d'équilibre : ça veut dire que l'on n'est pas sur un délai de 15 jours, on n'est pas sur un délai de 4 mois. Ce que je veux dire par là est que l'on est pas enfermé dans un délai. L'idée est de se donner le temps qui permet de le résoudre. Ce n'est absolument pas un sujet qui est au frigidaire. Comme vous le savez, il y a eu des réunions importantes qui se sont tenues à l'Elysée, la Premier Ministre veille à ce que l'on avance rapidement sur ce dossier. Donc c'est un dossier sur lequel, le gouvernement est très mobilisé.
QUESTION - Est-ce que l'idée de Jack Lang de supprimer le poste de Premier Ministre a été évoquée ?
[question du journaliste coupée]
LAURENT WAUQUIEZ - Non, ce n'a pas été évoqué, la seule chose qui a été évoquée et qui peut d'une certaine manière répondre à votre interrogation, c'est qu'il est vraisemblable, mais maintenant c'est une habitude qui est assez prise sur des commissions de cette importance : il y aura une partie du rapport qui sera consensuelle, sur laquelle l'ensemble des membres seront d'accord et une partie sur laquelle chaque membre pourra exprimer ses positions personnelles si jamais il y a des divergences entre les différents membres. Vous retrouvez là un point qui est important dans le souhait et dans la conduite de la politique par le Président de la République, c'est de toujours laisser l'espace au débat.
Plusieurs fois, d'ailleurs, l'expression est revenue, il n'y a rien à gagner dans l'immobilisme ou dans la fermeture du débat. Le but, c'est que l'on puisse, au contraire, aérer un peu la conduite de nos politiques publiques.
Si les gens ont des avis différents, qu'ils les confrontent, on a tout à y gagner.
QUESTION - Au sujet du service minimum qui est débattu en ce moment à l'Assemblée, quelle est la voie juste,d'autres secteurs comme l'éducation nationale sont-ils visés ? (question inaudible)
LAURENT WAUQUIEZ - Il n'y a pas à ce stade de projet en préparation devant le Parlement sur le service minimum autre que celui portant sur les transports qui est actuellement débattu, il n'a là-dessus aucune ambiguïté. Par contre, c'est très clair, dans la déclaration du Premier ministre et notamment dans la déclaration du Premier Ministre faite hier soir sur France 3 (17/07/2007), il y a le fait que dans le dialogue social, on peut être amené à s'interroger sur les leçons à en tirer mais à ce stade, le message est très clair, il n'y a pas d'autres portants sur le service minimum que celui sur les transports.
QUESTION - Sur le plan canicule 2007, vous avez évoqué la permanence des soins. Très concrètement, qu'est-ce qui doit être fait, que ce soit pour les hôpitaux, ou la médecine de ville ?
LAURENT WAUQUIEZ - Le point que j'ai évoqué porte sur la médecine de ville, qui était un des points faibles.
C'est-à-dire qu'il s'agit d'attirer l'attention au niveau de la médecine de ville et au niveau de chaque médecin sur l'importance qu'il y ait une bonne coordination pour la permanence des soins.
C'est le point plus particulier de vigilance sur le plan canicule et sur lequel Roselyne Bachelot souhaite que l'on progresse. Il s'agit d'un focus plus important qui est porté sur ce sujet dans le cadre du plan canicule 2007.
Ce sur quoi je souhaitais insister est que l'on a affaire à un plan qui s'est amélioré au fur et à mesure du temps : à la fois parce que l'on a tiré au fur et à mesure les échecs des années précédentes pour l'améliorer et aussi parce qu'il y a des investissements supplémentaires qui sont faits. Cette année c'est 18 millions d'euros complémentaires qui sont apportés sur la table pour l'amélioration notamment des structures dans les établissements. C'est ce point là qu'il restait dans doute à parfaire encore : permanence des soins de ville.
Le but est de dire qu'il y a une responsabilité sur la permanence des soins. Dans le cadre d'un départ ; veiller à ce que la permanence de soins soit bien faite.
Ca prend la forme d'un directive qui est adressée aux médecins.
QUESTION - En ce qui concerne la vieillesse, quelle est la position de la France ...
LAURENT WAUQUIEZ - A ce stade, mais il y a d'autres aspects sur l'évolution d'EADS et notamment la question de la recapitalisation, le seul sujet dont je puisse vous parler est la question de la gouvernance.
On est très au clair sur EADS, il y a tout un chemin de parcours pour permettre à EADS et aux emplois de repartir dans la bonne direction. Donc il aura notamment la question de la recapitalisation qui se posera et des nouveaux investissements à faire et de l'actionnariat. A ce stade, c'est la seule chose que l'on peut évoquer.
QUESTION - Sur la Libye, vous avez précisé que c'est Madame Sarkozy qui a souhaité se joindre au voyage avec Claude Guéant : est-ce qu'il s'agit d'une initiative personnelle ou bien a-t-elle été dépêchée par le Président ?
LAURENT WAUQUIEZ - C'est la précision très claire que je souhaitais apporter : c'est personne ne lui dicte sa conduite : c'était elle qui a souhaité s'investir sur ce sujet et c'est une très bonne chose.
QUESTION - Sur la Libye : quand on parle d'un voyage prochain et rapide, est-ce que ça pourrait être dans le cadre du voyage que le voyage personnel que le Président de la République entreprend la semaine prochaine en Afrique ?
LAURENT WAUQUIEZ - J'attire bien votre attention parce que c'est un sujet sur lequel chaque mot compte. Ce qui a été indiqué par le Président de la République, c'est qu'il était prêt à faire un voyage en Libye et qu'il le ferait rapidement si c'était de nature à permettre d'améliorer la résolution du sujet. Ca veut dire qu'il fera un voyage et qu'il le fera rapidement si ça peut permettre de l'améliorer. A ce stade : pas d'autres commentaires.
Un petit mot sur la maison de la Francophonie :
Le Président de la République a demandé au Premier Ministre d'expertiser le sujet et notamment de trouver la meilleure solution dans la mesure où ça implique également l'organisation de différents ministères : notamment la question du retour ou non du MEDAD dans 2 ans dans le cadre de ces bâtiments. Un des aspects du surcoût actuel que l'on voit sur ce bâtiment est lié à la question du désamiantage. En tous cas la demande du Président de la République c'est que de façon interministérielle, le gouvernement puisse faire le point sur ce sujet.Source http://www.porte-parole.gouv.fr, le 8 novembre 2007