Déclaration de M. Dominique de Villepin, Premier ministre, sur les mesures prises dans les maisons de retraites pour l'application du plan canicule, Paris le 19 juillet 2006.

Prononcé le

Intervenant(s) :

Circonstance : Visite à la maison de retraite Sainte-Monique (Paris, 14e) le 19 juillet 2006

Texte intégral

Nous avons tous été impressionnés par la qualité de la mobilisation. Nous sommes au niveau deux de ce plan canicule. Nous avons constaté ici à chaque étage des pièces rafraîchies, un personnel attentif, formé pour aider les personnes âgées pendant cette période si difficile de l'été. La mobilisation, elle s'est traduite par toute une série de mesures au cours des derniers mois, visant à tirer les leçons des expériences tragiques que nous avons connues. Cela veut dire des moyens supplémentaires pour plus de personnel, pour faire face à ces vagues de chaleur. Cela veut dire aussi faire en sorte qu'à côté des maisons de retraite, des conventions soient signées avec les établissements de santé. Aujourd'hui, presque la totalité des maisons de retraite dans notre pays ont signé de telles conventions, et presque la totalité de ces maisons de retraite disposent de pièces rafraîchies qui permettent justement d'adapter les personnes âgées à cette situation. Nous avons par ailleurs développé des campagnes de prévention et de sensibilisation de façon à ce que chacun puisse connaître les gestes utiles, nécessité de beaucoup boire, recours à des brumisateurs pendant ces périodes de chaleur. Alors bien évidemment aujourd'hui notre priorité, c'est de répondre aux besoins des personnes isolées, et des personnes les plus vulnérables. Nous pensons bien sûr aux personnes âgées, nous pensons aux personnes malades, aux personnes handicapées, nous pensons aussi aux plus jeunes, et de ce point de vue, c'est une mobilisation générale dans notre pays. C'est vrai pour les préfets, et l'ensemble des services de l'Etat, c'est vrai pour les mairies et les collectivités locales, c'est vrai aussi pour tous ceux qui sont au contact de ces personnes isolées. Je pense aux commerçants, aux gardiens d'immeubles. C'est véritablement la solidarité nationale qui doit être capable de jouer pour que justement les justes réponses de présence, d'accompagnement, de sollicitude, l'ensemble des actes qui permettent d'éviter des conséquences dramatiques, l'ensemble de ces actes soient décidés par les uns et par les autres. Donc c'est aujourd'hui notre première préoccupation, faire en sorte que cette solidarité puisse s'exprimer partout sur le territoire, territoire national qui est inégalement frappé, mais où partout la vigilance doit exister dans cette période face à la canicule.Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 21 juillet 2006