Conseil des ministres du 21 juin 2006. Le plan "Canicule" 2006.

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Texte intégral

Le ministre de la santé et des solidarités a présenté une communication sur le plan " Canicule " 2006.
Le plan national canicule a été activé le 1er juin 2006 au niveau de " veille saisonnière " et il restera activé jusqu'au 31 août. Pour l'été 2006, le Gouvernement s'est fixé l'objectif de susciter une mobilisation accrue de tous les acteurs face aux risques liés à la canicule, spécialement pour lutter contre l'isolement des personnes vulnérables.
Lors de l'été 2005, les niveaux d'alerte du plan canicule ont été atteints dans 29 départements, 14 d'entre eux ayant connu entre un et huit jours consécutifs de canicule. L'INSERM n'a pas identifié de surmortalité associée à ces épisodes de canicule.
En 2005, un effort particulier a été réalisé en matière d'équipement des établissements de santé et d'hébergement de personnes âgées avec l'obligation réglementaire d'installer des pièces rafraîchies. Cette obligation a rapidement été mise en oeuvre avec un taux d'équipement en pièces rafraîchies de plus de 96 % dans les établissements, alors que seuls 18 % des établissements hébergeant des personnes âgées en disposaient en 2003. Ces nouveaux équipements ont été subventionnés à hauteur de 40 % dans 5 500 établissements pour un montant total de 26 millions d'euros. Par ailleurs, des plans d'urgence par établissement, dits " plans bleus " dans les maisons de retraite et " plans blancs " dans les établissements de santé, ont été mis en place.
L'effort a également porté sur la diffusion massive de messages de prévention avec neuf millions de plaquettes distribuées. Les établissements hébergeant les personnes âgées ont également bénéficié d'une mesure de soutien à l'emploi pendant les périodes de canicule, pour un total de 9 millions d'euros.
La lutte contre l'isolement sera la principale priorité pour 2006 : l'isolement constitue un facteur de risque supplémentaire très important en cas de canicule. Le ministère de la santé et des solidarités mobilise un cercle toujours plus large d'acteurs, au-delà du préfet et des services de l'État, en particulier les maires, le milieu associatif et tous les relais de la vie de quartier, comme les boulangers, les syndics d'immeubles, les bureaux de postes qui mettront à la disposition du public des plaquettes d'information.
L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) lance une campagne radiophonique incitant chaque citoyen à de simples gestes de solidarité et d'attention en faveur des personnes fragiles proches. Cette campagne présentera sur les grandes chaînes nationales quatre messages mettent en scène des voisins attentifs aux plus vulnérables et des personnes âgées qui osent demander de l'aide.
Par ailleurs, le ministère de la santé et des solidarités et la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie ont décidé de soutenir l'emploi en période estivale : 17 millions d'euros de crédits exceptionnels vont être mis à la disposition des services de soins infirmiers à domicile, des maisons de retraite et des unités de soins de longue durée pour leur permettre de recruter du personnel de soins saisonnier ou de rémunérer des heures supplémentaires en période de canicule.
Les agences régionales d'hospitalisation exercent un suivi des disponibilités en lits des établissements de santé pendant la saison estivale. L'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris a annoncé l'ouverture d'un plus grand nombre de lits qu'en 2005.